Treizieme roman, et toujours chez Calmann-Levy
Treize. Le chiffre porte bonheur pour Corinne Javelaud, visiblement. La romanciere limousine sort son nouveau livre chez Calmann-Levy, et quand on sait que cette maison d’edition existe depuis 1836, ça pose le personnage. On n’atterrit pas la par hasard.
“L’ombre de Rose-May”, ça s’appelle. Un titre qui intrigue, qui gratte un peu. On devine deja les secrets de famille, les non-dits, les revelations qui tombent au pire moment. Le genre de bouquin qu’on glisse dans le sac de plage et qu’on devore en deux jours.
La province francaise comme territoire litteraire
Le truc avec Corinne Javelaud, c’est qu’elle ecrit sur des endroits qui existent. Des paysages que ses lecteurs connaissent, des villages ou ils ont peut-etre passe des vacances gamins. Pas de decors en carton-pate. Ses romans sentent la terre, le foin coupe, les dimanches a la campagne. C’est de la fiction, bien sur, mais ça sonne vrai.
Depuis ses debuts, elle creuse le meme sillon : la province francaise, le monde rural qui bouge, les gens ordinaires pris dans des histoires extraordinaires. Et ça marche. Livre apres livre, son public grandit.
Des heroines qui encaissent et qui se relevent
Ce qui fait la patte de Javelaud, c’est ses personnages feminins. Des femmes qui prennent des claques – une lettre retrouvee dans un grenier, un secret deterre par hasard – et qui doivent reconstruire. Pas des super-heroines, non. Des femmes normales, avec leurs doutes et leurs tripes. On s’y attache des les premieres pages, et on ne les lache plus.
“L’ombre de Rose-May” promet exactement ça : une intrigue solide, du suspense, et cette humanite qui donne envie de tourner les pages meme a deux heures du matin.
Une carriere construite dans la duree
Dans le monde de l’edition, tenir treize romans c’est deja un exploit. Les libraires le savent : pas mal d’auteurs disparaissent apres deux ou trois titres. Javelaud, elle, est toujours la. Les salons du livre, les seances de dedicaces ou elle prend le temps de discuter avec chaque lecteur, les fideles qui attendent la sortie du prochain – tout ça, elle l’a construit patiemment, sans faire de bruit.
Pas de buzz sur les reseaux, pas de polemique calculee. Juste des histoires bien racontees et un rendez-vous que ses lecteurs ne ratent jamais. Avec ce treizieme roman, la Limousine confirme qu’elle a encore pas mal de choses a raconter.



