Vassivière : un chantier innovant pour le Bois de sculptures

Publié le 25 avril 2018 | Une

Le président du syndicat vient admirer les travaux déjà effectués en compagnie de différents acteurs impliqués dans l’opération.

Dès son arrivée à la tête du syndicat mixte « Le Lac de Vassivière », l’actuelle équipe présidée par Gérard Vandenbroucke a souhaité sécuriser le bois afin que les promeneurs n’y courent aucun risque, tout comme les sportifs qui fréquentent le site notamment lors de La Déjantée qui envahit l’île au mois de septembre.

Un chantier compliqué à mettre en œuvre

Après qu’un bilan ait été dressé par les équipes de l’Office National des Forêts(1) quant aux arbres présentant des risques dès 2016, un programme de travaux a été mis en place en urgence par le syndicat. Dès que ces travaux seront réalisés, un véritable plan de gestion forestière sera mis en place a expliqué Philippe Durand de l’ONF. Cinq entreprises locales ont été retenues pour les mener à bien et ont été coordonnées par le responsable technique du syndicat, Sébastien Massy.

Un environnement artistique

Or, ce bois présente la particularité d’être un espace où des œuvres sont installées in situ depuis plusieurs années. Un long travail de réflexion autour des sculptures a donc été mis en place comme l’ont expliqué Philippe Durand, directeur d’agence de l’ONF et Marianne Lanavère, directrice du Centre d’Art. « Nous avons dû échanger avec les créateurs pour déterminer l’importance que revêtait la présence d’arbres ou non dans l’environnement immédiat des dites œuvres. Certaines ont dû être déplacées le temps que les travaux aient lieu tandis que d’autres ont pu être légèrement modifiées avec l’accord de leurs créateurs. » La direction du patrimoine et des moyens généraux de la région Nouvelle-Aquitaine ont également épaulé ces travaux.

Des chevaux pour réaliser les premiers travaux

Grâce à ces juments, Marc et son collègue, les bois peuvent être évacuées sans causer de dommage au sol.

Le relief de ce bois étant très accidenté, seul un débardage à cheval a pu être envisagé. C’est pour cette raison que les deux Bretonnes de Marc Denis de Saint Moreil et spécialisé dans ce type d’opérations ont été sollicitées. Ces belles juments ont été hébergées sur place afin qu’elles puissent être fonctionnelles tout au long du chantier.

Une île au milieu du lac

Une autre difficulté de ce chantier hors du commun concerne l’évacuation des grumes issues des coupes car l’étroitesse de la passerelle ne permet pas qu’un camion accède à l’île. C’est un tracteur qui doit réaliser ce transport jusqu’à la terre ferme afin qu’ils puissent être acheminés ensuite vers des usines à papier. L’accès à l’île n’ayant été bloqué le temps des travaux et pour que les bois soient transportés en toute sécurité, les équipes ont également dû ajuster les horaires.

Deux entreprises d’insertion vont broyer les branches. Deux équipes, une de Bujaleuf en Haute-Vienne, le Relai-Info-Service, et une de Royère-de-Vassivière, Banque de Mob, devraient entrer en action rapidement afin que les branches des arbres abattus soient broyées et ainsi restituées à la terre.

L’île sera prête pour accueillir les touristes pour la saison estivale. La mise en place de ces travaux a été longue et soumise à la prise en compte de nombreux paramètres a expliqué Marie-Laure Meyer mais elle sera restituée à ses nombreux visiteurs dès le début du mois de juillet.

 

1. L’île appartenant à la région, les parcelles boisées sont gérées par cet office comme un bien commun.