Une dernière page tournée à 75 ans d’histoire

Publié le 13 novembre 2019 | Une

La dernière une du quotidien est affichée depuis mercredi 6 novembre sur l’agence de Saint-Junien, fermée.

Mercredi 6 novembre, nos confrères et amis de L’Écho sortaient leur tout dernier numéro. Une date noire pour la presse locale.
Les ennuis financiers du groupe SNEM (Société Nouvelle L’Écho La Marseillaise) avaient débuté dans les années 1990. L’association Pluralisme était l’actionnaire majoritaire de l’entreprise qui n’a hélas jamais réussi à remonter les comptes depuis le nouveau redressement judiciaire de 2012 et le tribunal de commerce de Limoges prononçait dès le vendredi la liquidation judiciaire.
Créée en 1943 sous le nom Valmy! et distribué clandestinement pendant la guerre, le journal était devenu L’Écho du Centre puis L’Écho que tout le monde connaissait et appréciait pour sa proximité et son analyse sans compromis de l’actualité locale et nationale.
De toutes les luttes, L’Écho était le titre de Gauche de la région Limousin.
La baisse des annonces légales, des publicités, l’érosion du lectorat que subissent tous les journaux papier auront eu raison d’un journal que beaucoup portaient dans leur coeur.
Sa disparition, qui laisse 42 personnes sans emploi, risque de provoquer de grosses difficultés à l’imprimerie Rivet qui imprimait déjà Valmy! pendant la Résistance.
La rédaction du Nouvelliste adresse ses meilleurs souvenirs à l’ensemble de l’équipe de L’Écho et en particulier à ceux de Saint-Junien (Bertrand, Eliane, Aurélien, Johan) avec qui les échanges ont toujours été amicaux et bienveillants.