Un équipement sportif ambitieux pour Vienne-Glane

Publié le 17 juin 2014 | Actualité / Ouest-Limousin / Une

C’est un projet de grande ampleur, et de longue haleine, qui a vu le jour à Oradour-sur-Glane : le complexe sportif intercommunal a été inauguré le samedi 11 janvier. 

Une salle omnisports de 50 mètres sur 24, équipée de gradins de 250 places, permettant la pratique du badminton (avec 9 terrains), du handball, du basket, du volley, ainsi qu’un mur d’escalade (homologué pour des compétitions), un dojo de 200 m2, un grand hall d’accueil, des vestiaires et sanitaires spacieux, des espaces de rangement, bureaux, locaux techniques, une infirmerie… Le tout est accessible à tous, sans rampe ni escalier, et l’équipement fait la part belle au bois, tant en intérieur qu’en extérieur.

Ce projet aura coûté en tout 3,579 millions d’euros. L’État, via le Conseil national de développement du sport, y a contribué pour 515 000 euros, le Conseil régional et le Conseil général ont apporté chacun 350 000 euros. Le reste, c’est la communauté de communes Vienne-Glane qui l’a financé. Ce projet figurait dans les statuts de la communauté de communes depuis 2011. « Dès le début, les élus ont considéré que la pratique du sport est nécessaire aux individus », explique Joël Ratier, le président de la communauté de communes. « Il favorise aussi le développement des loisirs et du tourisme. C’est aussi pour répondre à ces enjeux économiques et d’aménagement harmonieux et rationnel du territoire que nous avons décidé la réalisation de ce complexe sportif à Oradour-sur-Glane, qui rayonnera non seulement sur le territoire Vienne-Glane, mais aussi sur les communes limitrophes. »

Ce complexe, des clubs l’utilisent déjà. Des réunions ont déjà eu lieu, et le club de basket d’Oradour, et celui de judo ont évidement adopté ce nouveau local. Mais il est à la disposition de tous les clubs, « et des scolaires », pas seulement d’Oradour, mais de tout le territoire, souligne Éric Tachard, le directeur du pôle loisirs de la communauté de communes. Deux personnes ont été embauchées pour assurer la gestion et l’entretien au quotidien du complexe.

Des projets communautaires à Oradour

« Si une telle structure a pu être réalisée à Oradour (…), il a fallu que s’instaure, entre Vienne et Glane et les communes qui la composent, une culture de la confiance et de la solidarité, une détermination très grande pour aménager au mieux ce territoire d’une façon cohérente. » Raymond Frugier a tenu à rappeler, qu’avant le complexe sportif, la communauté de communes a réalisé à Oradour de nombreux projets : un terrain complémentaire de football, une aire de repos pour camping-cars, le lotissement Le Rentier, la requalification de la zone d’activités de Puygaillard. L’achat d’un terrain pour un nouveau lotissement, et l’agrandissement de la zone artisanale sont en cours. Et le maire d’Oradour souligne que deux projets majeurs sont lancés : l’aménagement de la zone industrielle commune avec Saint-Victurnien, en bord de la RN141, et la « Maison d’Oradour », qui a fait l’objet d’une délibération du conseil communautaire le 18 décembre.

La Maison d’Oradour, qu’on appelle aussi maison Belivier, c’est la seule maison qui n’a pas été détruite le 10 juin 44. « Épargnée par les flammes et la destruction, elle est le symbole même de la renaissance d’Oradour. Mairie provisoire, où le général de Gaulle signa le livre d’or le 4 mars 1945, elle a également accueilli une grande partie des commerces de proximité », explique Raymond Frugier. « Malgré le temps qui passe, elle conserve à côté des ruines un pouvoir d’émotion. »

« Notre objectif est de créer un lieu muséal, qui racontera la vie des habitants du village avant le drame », annonce Joël Ratier, qui « lance un appel à tous les financeurs publics ». Avec des procédés scénographiques du type de ceux de Bénévent-l’Abbaye, cet équipement viendra en complément de la préservation des ruines et du Centre de la mémoire. « À la croisée de la culture et de l’histoire, un tourisme de mémoire s’ancre partout dans des sites emblématiques pour contribuer au développement du territoire en renforçant sa vitalité économique », explique Raymond Frugier, qui voit se dessiner ainsi l’un des trois pôles touristiques qui émergeront de la future fusion avec la communauté de communes du Pays de la Météorite, à côté de la Cité du cuir et de l’Espace météorite de Rochechouart. « Je crois que chaque élu de l’intercommunalité a bien compris que, lorsque l’on a sur son territoire un tel lieu de mémoire mondialement reconnu, cette nouvelle réalisation s’impose parce qu’Oradour se doit de revivre. »