«Trop c’est trop !» : les élus de La POL écrivent au Président de la République

Publié le 20 septembre 2017 | Une

Des élus qui ont l’impression de vivre une double peine: se battre pour maintenir un territoire productif en zone rurale et être lourdement ponctionnés.

C’est par une initiative exceptionnelle toute républicaine que les élus de La Porte Océane du Limousin ont décidé de s’adresser au Président de la République.

Excédés par l’effort financier demandé aux communes (baisse des dotations et FPIC), ils ont décidé de rédiger une lettre dans laquelle ils exposent les risques encourus par nos territoires suites aux baisses de dotation de l’état.

Les élus acceptent volontiers de participer à l’effort national qui est demandé à tous les Français mais celui-ci commence à être très lourd à supporter pour les collectivités. Il y a les baisses de dotations de l’état mais également la contribution trop importante demandée aux territoires industrialisés: le FPCI (fonds de péréquation des ressources intercommunales).

Ce dernier instauré depuis 6 ans a entraîné une ponction de près de 3,270 millions d’euros sur le territoire dont 940 000 pour la seule année 2017. L’impact économique est de plus en plus important sur nos communes. À terme, i l risque d’en fragiliser le fonctionnement et de freiner la dynamique territoriale mise en place par les élus (des projets commencent à être retardés, il faut faire des choix et sera-t-il toujours possible de les assumer ?).

Les solutions existent. Il faut construire un modèle fiscal local épargnant les contribuables en s’appuyant sur la dynamique réelle du territoire et la réforme de la taxe professionnelle engagée par l’état doit être menée au plus vite. Notre territoire est considéré comme étant riche grâce à notre tissu industriel et contribue donc au FPIC. Cette contribution mise en place pour venir en aide aux communes plus pauvres ne peut qu’être que louable selon les élus mais un paradoxe existe cependant car parmi ses bénéficiaires se trouvent des stations balnéaires de la côte ou encore certaines métropoles.

D’où cette supplique dans la lettre :  » Nous vous demandons Monsieur le Président, de bien vouloir appliquer au plus vite, ce principe juste que vous avez élevé au rang de nouvelles règles pour l’action publique, dans votre discours devant le Congrès: il faut suivre l’application d’une loi, s’assurer de sa pertinence dans la durée, de ses efforts dans le temps, pour la corriger ou y revenir est une ardente obligation. » Les élus de LA POL ont souhaité par cette lettre apporter un témoignage de l’action de la ruralité pour son développement mais aussi des entraves qui pèsent réellement sur elle. Pour terminer, ils demandent à être reçus par Emmanuel Macron ou invitent celui-ci à venir découvrir la réalité de notre territoire.