Restauration écologique de la Dronne à Bussière-Galant

Publié le 30 juillet 2014 | Une

bussière dronne

Tous les partenaires travaillent pour trouver la solution la meilleure à la restauration écologique de la Dronne.

Le maire de Bussière-Galant, Emmanuel Dexet, des membres du conseil municipal ont rencontré à la mairie, mercredi 16 juillet, des représentants du PNR Périgord-Limousin, de la DDT (direction départementale des territoires), de l’agence de l’eau Adour-Garonne, du cabinet d’études Geonat, de l’ONEMA (office national des milieux aquatiques), pour parler de l’avenir de la Dronne qui traverse le plan d’eau de l’Espace Hermeline.

Cette rivière est classée en liste 2, suite à la loi sur l’eau de 2006. Dans ce cadre, des aménagements et une gestion des ouvrages existants doivent être assurés par les municipalités pour la restauration écologique. La commune va avoir cinq ans pour réaliser les travaux nécessaires. C’est pourquoi, elle a contacté le cabinet d’études Geonat pour réaliser l’étude d’aménagement du plan d’eau. Plusieurs solutions se profilent. La plus radicale serait l’effacement du plan d’eau, qui n’est absolument pas envisagé par la commune. Le souhait de la municipalité est le maintien de l’activité touristique sur l’Espace avec bien sûr, le maintien de la baignade, tout en respectant les contraintes environnementales.

La dérivation du plan d’eau avec aménagement de passes à poissons va être à l’étude ainsi que le réaménagement du bassin de décantation par un espace écologiquement viable. Pour le maire, « il est important de trouver la solution la plus adaptée aux usages actuels. Il faut aussi répondre aux exigences de tous les partenaires. Cela nécessitera de demander des subventions aux divers organismes afin de pouvoir financer les travaux. Le cabinet va travailler sur le sujet dans les mois à venir. Mais nous n’avons pas de solution idéale. Jusqu’à présent, le plan d’eau est géré de manière satisfaisante avec la fédération de pêche. Nous n’avons pas de problème de cyanobactéries car nous sommes très vigilants mais le problème reste complexe. La baignade est un enjeu majeur pour le site, un site aux multiples activités. Notre objectif est de maintenir cette activité. Mais les contraintes environnementales deviennent de plus en  plus drastiques. Dès maintenant, nous devons travailler avec tous nos partenaires pour pouvoir avancer sur le sujet. Nous souhaitons que les travaux se fassent hors saison afin d’impacter pas ou peu la saison touristique. »

Une nouvelle réunion aura lieu début 2015 avec tous les partenaires, en vue de valider les propositions faites par le cabinet. S’en suivra un montage de dossiers. Il en découlera un arrêté préfectoral accordant une autorisation trentenaire de l’exploitation du plan d’eau. Actuellement, l’arrêté est provisoire. Il sera finalisé à l’issue des travaux.