POL : «Maintenant, on attend les actes !»

Publié le 31 mai 2018 | Ouest-Limousin

Rencontre de travail avec le député Jean-Baptiste Djebbari (à droite).

Ce que les élus de la Porte Océane du Limousin retiennent après leur rencontre avec leur député Jean-Baptiste Djebbari, c’est que ce dernier a fait preuve d’écoute et qu’il a pris auprès d’eux des engagements. Ils attendent maintenant qu’il démontre sa capacité à les tenir.

«C’est à la demande de M. Djebbari que nous l’avons reçu pour cette réunion de travail», précise le président de la POL Joël Ratier. «Ce fut un temps de travail important et il a pris des engagements, nous serons maintenant vigilants sur ces sujets…»

Les inquiétudes ne manquent pas depuis plusieurs mois au sujet de plusieurs dossiers évoqués. Il a, entre autres, annoncé qu’il soutiendrait la demande au sujet du fonds de péréquations des ressources intercommunal (FPIC) dès qu’il aura lu le rapport démontrant que son calcul pénalise les structures comme la POL (des ressources correspondant à des charges y sont vues comme des compensations amenant le territoire a verser près d’un million d’euros de trop).

La fiscalité locale et le casse-tête que représente la suppression de la taxe d’habitation pour les collectivité lui a aussi été présenté, même s’il est difficile pour un jeune député, élu sur le programme même du candidat qui a fait de cette suppression un argument de campagne, de calmer ses inquiétudes.

Jean-Baptiste Djebbari a promis de soutenir la candidature de la POL et de la communauté de communes Ouest Limousin au dispositif AMEL pour le développement du très haut débit (pris intégralement en charge par l’État et les opérateurs) et s’est engagé à ce qu’il y ait très bientôt une rencontre «au plus haut niveau» avec les élus, l’État et la direction de la SNCF pour «avancer sur le dossier» de la ligne Limoges-Angoulème actuellement fermée (1).

Pierre Allard, maire de Saint-Junien et président du CA de l’hôpital Roland Mazoin a également profité de cette réunion pour revenir sur la T2A (tarification à l’activité), «une catastrophe pour les hôpitaux publics de tout le pays et qui va bientôt nuire aussi au fonctionnement des hôpitaux privés», et la «fuite des médecins» vers le privé dès qu’ils obtiennent leur diplôme financé pourtant par le public puisqu’ils n’ont aucune obligation d’effectuer une durée de service minimum dans le public. «La loi de finance 2018, c’est 1,7 milliard d’euros en moins pour les hôpitaux. La T2A n’est tout simplement pas adaptée à notre système». D’autres sujets tels que le dernier évoqué n’ont pas reçu de réponse du député suffisant à calmer les inquiétudes des élus locaux, la difficile mise en place de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes départementales ou l’isolement des personnes âgées en territoire rural face à la centralisation de nombreux services dans les grandes agglomérations.

1. Les maires et élus des territoires que traverse cette ligne viennent d’écrire aux représentants de l’État pour annoncer les actions publiques qu’ils mettent en place pour dénoncer cet état de fait. La première de ces actions est une mobilisation en gare de Limoges, d’Angoulême et de Chabanais le 6 juin à 8h.