Pierre Allard : «Je veux pouvoir défendre les territoire ruraux»

Publié le 18 septembre 2014 | Une

Pierre Allard est maire (ADS) de Saint-Junien et conseiller général depuis 2001.

Pierre Allard est maire (ADS) de Saint-Junien et conseiller général depuis 2001.

Le maire de Saint-Junien se présente donc aux élections sénatoriales du 28 septembre. Face à un PS (représenté par les deux premiers élus départementaux Marie-Françoise Pérol-Dumont et Laurent Lafaye) qui souffre de la mauvaise image du gouvernement et qui craint les résultats dans un paysage changé depuis les municipales du printemps, le candidat d’Haute-Vienne Terre de Gauche (avec Aurélie Laurière) entend bien faire entendre la voix du terrain.

«Ce qui m’a décidé a me présenter c’est la façon dont sont traitées les collectivités locales. Depuis 3 ans on assiste à une baisse constante des dotations et on nous présente maintenant une réforme territoriale qui va encore plus éloigner les élus des citoyens. On parle de mille-feuilles administratif mais est-ce qu’on a regardé comment ça se passe dans d’autres pays ? On ne peut pas continuellement demander aux élus locaux de se rattacher à des collectivités encore plus grandes avec moins de moyens…»

Pour Pierre Allard, «il n’y a pas de bonne réforme sans travail de fond et sans concertation avec le terrain. Les élus des communes rurales, de tous les bords, font un travail admirable et on s’apprête à casser 200 ans de démocratie locale pour rentrer dans les critères européens. Étant un élu rural depuis 1999, je pense pouvoir apporter au Sénat une diversité nécessaire. Je ne compte pas me placer en opposition systématique au PS mais il faut apporter une autre vision des choses. Le Sénat est plus en lien avec les collectivités et reste donc moins connu des citoyens mais il y a des méthodes modernes pour changer ça. L’exemple de Cécile Cukierman (séantrice PC de la Loire à 38 ans) est un de ceux que l’on peut suivre pour rajeunir le Sénat et lui donner plus de pouvoirs».

Reste à voir si les grands électeurs lui porteront leur confiance et se laisseront aller à sanctionner un PS très représenté à l’Assemblée Nationale et au Sénat, «pour arrêter de prendre des décisions dans les grandes métropoles et revenir sur le terrain».