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Peyrat le Château : un projet d’antenne relais qui interroge

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Peyrat le Château : un projet d’antenne relais qui interroge

Un matin, le 3 février dernier, les habitants du hameau « Champseau » ont découvert un avis de travaux sur un terrain appartenant à la commune les informant qu’une antenne-relais allait être installée. Quel ne fut pas leur étonnement : ils n’avaient jamais été informés au préalable à ce sujet ni, a fortiori, concertés.

Le site (en jaune) retenu pour l’installation de l’antenne relais.

Un matin, le 3 février dernier, les habitants du hameau « Champseau » ont découvert un avis de travaux sur un terrain appartenant à la commune les informant qu’une antenne-relais allait être installée. Quel ne fut pas leur étonnement : ils n’avaient jamais été informés au préalable à ce sujet ni, a fortiori, concertés.

S’ils ne rejettent pas la nécessité d’améliorer le réseau téléphonique (le secteur en question est en zone blanche c’est-à-dire que les portables ne fonctionnent pas correctement), ils restent surpris quant au lieu choisi pour ériger la dite antenne d’autant que « nous avons été mis devant le fait accompli » explique l’un d’eux.

Le hameau étant dans un creux de vallée, le pylône devrait s’élever à une trentaine de mètres. De plus, le hameau en question accueille la Ferme des Ânes de Vassivière qui attire de nombreux amoureux de la nature et du pas chaloupé de ces quadrupèdes lorsque la saison s’annonce. Pour ces habitants, l’impact visuel de cette antenne pourrait nuire à l’attractivité du site et du village d’autant qu’elle sera entourée de plusieurs équipements.

Par ailleurs, ils estiment « qu’il est indispensable d’appliquer le principe de précaution quant aux éventuels effets négatifs de telles installations » et préfèrent attendre que les connaissances scientifiques attestent réellement de leur innocuité sur les êtres vivants.

Ils ont mis une pétition sur Change.org intitulée «stoppez l’installation d’un pylone de téléphonie à Champseau».

Qu’en dit effectivement la science ?

Sur le site internet de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (https://www.anses.fr), on note que «le développement des technologies radiofréquences et des applications associées – c’est-à-dire utilisant des champs électromagnétiques dont la gamme de fréquences est comprise entre 10 kHz et 300 GHz (…) suscitent de la méfiance, notamment, du fait des ondes électromagnétiques nécessaires à leur fonctionnement. Cette méfiance se trouve exacerbée lorsqu’il s’agit d’expositions subies, comme c’est le cas avec des antennes-relais.»

«Les conclusions de l’évaluation des risques publiées en 2013 ne mettent pas en évidence d’effets sanitaires avérés. Certaines publications évoquent néanmoins une possible augmentation du risque de tumeur cérébrale, sur le long terme, pour les utilisateurs intensifs de téléphones portables. Les conclusions de l’expertise sont donc en cohérence avec le classement des radiofréquences proposé par le CIRC comme «cancérogène possible»  pour les utilisateurs intensifs des téléphones mobiles» (pas vraiment pour les populations situées dans le périmètre des antennes relais).

«Compte tenu de ces éléments, il n’apparaît pas fondé, sur une base sanitaire, de proposer  de nouvelles valeurs limites d’exposition pour la population générale.»

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) note que «les autorités nationales de divers pays font procéder à de nombreuses mesures pour déterminer l’intensité des champs électromagnétiques présents dans l’environnement. Aucune de ces études n’est parvenue à la conclusion que les intensités relevées pouvaient avoir des effets indésirables sur la santé». Elle conclut, au sujet des antennes relais, que «dans la mesure où l’accès du public aux installations radar, aux antennes des stations de radiodiffusion et aux stations relais de téléphonie mobile reste limité, il n’y a pas de raison pour que les limites recommandées d’exposition aux champs électromagnétiques de radiofréquence soient dépassées.» (ici).

 

 

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