Peyrat-le-Château : un pâturage ovin adapté pour le Puy la Besse

Publié le 21 décembre 2017 | Monts-et-Barrages

D’une superficie de près de 180 ha, le Puy appartient aux habitants de Quenouille qui l’utilisaient autrefois pour le pâturage des troupeaux et pour le bois de chauffage. Abandonné depuis, le Puy s’est peu à peu recouvert de fougères et d’arbustes. Sans l’intervention du Conservatoire d’espaces naturels du limousin (CEN Limousin) et de la Commune de Peyrat‐le‐Château, la totalité du site serait aujourd’hui fermée.

D’importants travaux réalisés pour lutter contre la fougère aigle

Vaste et peu praticable (nombreux tumuli), le pâturage extensif du Puy est le mode de gestion indispensable pour espérer restaurer et préserver les habitats ouverts de landes et de pelouses sèches historiquement présents. Depuis l’implication du CEN Limousin (en 2005), d’importants travaux de restauration ont été financés et réalisés pour lutter contre la présence importante de Fougère aigle sur le site (dont l’installation de deux parcs de pâturage ovin). Le retour du pâturage est indissociable à ces investissements et reste l’objectif in fine du Conservatoire pour un entretien pérenne.

Nouveau plan de gestion, nouvelle méthode de pâturage

En 2016, le document de gestion est établi sur le périmètre du Puy la Besse dans l’objectif de tenir compte d’enjeux de conservation des landes sèches et des zones humides tourbeuses. Le bilan des actions menées amène à réfléchir à de nouvelles solutions de pâturage sur les parcs initialement conventionnés avec la commune, mais aussi sur le Puy dans son ensemble. Le choix est pris de s’orienter vers du pâturage ovin avec de forts effectifs sur des temps courts. Le CEN Limousin s’est ainsi lancé dans la recherche d’un important troupeau d’ovin auprès de ses éleveurs partenaires. Ce sont les éleveuses de la Ferme de Lachaud de Gentioux‐Pigerolles qui acceptent de réaliser cet essai sur un pâturage automnal. Ainsi 300 ovins pâturent actuellement les parcs pour la plus grande satisfaction du Conservatoire et la joie des randonneurs du sentier des poètes à la recherche des Roches Brunagère. Pour les éleveuses, qui pratiquent une agriculture biologique en faveur de la biodiversité et des paysages, c’est l’amélioration de leur autonomie fourragère qui est visée. En effet, soucieuses de diversifier les sources d’alimentation, elles profitent des ressources naturelles des landes sèches à cette période de l’année (genêts, callune, ronce, etc.) et économisent ainsi les compléments de foin. Ces pratiques et expérimentations s’intègrent dans divers réseaux d’éleveurs et plus particulièrement celui du groupe Herbe de la FRCIVAM Limousin (l’ADAPA).