Peyrat-le-Château : décès de Michel Guéguen

Publié le 28 octobre 2015 | Actualité / Monts-et-Barrages

Michel Guéguen dans l'une de ses multiples activités associatives.

Michel Guéguen dans l’une de ses multiples activités associatives.

Michel Guéguen est décédé le 15 octobre 2015 à Peyrat-le-Château, ou plus précisément chez lui, à Champseau.

La foule qui est venue à ses obsèques célébrées en l’Église de Peyrat témoignait de tout ce qu’avait été sa vie : une vie d’engagements, une vie de militant, une vie de croyant, une vie d’humaniste, une vie qui inspirait le respect à tous, au-delà des opinions religieuses, politiques ou philosophiques.

C’était un homme de foi: il animait la paroisse, entretenait l’église, aidait les familles des défunts. Scout depuis son plus jeune âge, il accueillait plusieurs camps de jeunes tous les étés. Il organisait également des pèlerinages sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle et accueillait les pèlerins au presbytère et chez lui.

C’était un homme aux convictions profondes : il militait à l’ACAT (Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture) une association qui s’engage également contre la peine de mort et pour le droit d’asile.

C’était un homme d’action : il a dynamisé l’Association Familles Rurales à Peyrat en particulier pour créer et gérer les crèches de Peyrat et d’Eymoutiers. Il a également aidé à mettre en place les cours d’alphabétisation pour les demandeurs d’asile. Toujours disponible, il participait aux différentes animations du village.

Ayant toujours soif de connaissances, il ne ratait aucune conférence au Centre d’Art de Vassivière et à l’Université Populaire d’Eymoutiers, il organisait régulièrement des sorties au théâtre de Limoges. Il aimait partager ses connaissances sur l’histoire de Peyrat et sur beaucoup d’autres sujets. Il avait toujours un livre ou un article à nous faire lire pour susciter le débat d’idées.

Une autre passion l’animait : la marche. Il était souvent en tête pour organiser des randonnées dans notre belle montagne limousine qu’il aimait tant et il assurait lui-même l’entretien du chemin des Moulins qui traverse les hameaux du Monteil, de Quenouille et du Mazet, terrain de jeux de son enfance.

Exigeant vis-à-vis de lui-même, il l’était aussi vis-à-vis des autres et était souvent le « poil à gratter » des municipalités.

Alors Michel va nous manquer terriblement. Mais il nous laisse un tel héritage que son souvenir ne s’effacera jamais.

A nous maintenant de faire vivre son message de respect des autres, de tolérance et de refus des extrémismes.