NEDDE : l’avenir de la Poste en débat

Publié le 1 octobre 2014 | Une

Le maire Monique Lenoble a présenté les différentes options aux habitants.

Le maire Monique Lenoble a présenté les différentes options aux habitants.

Le conseil municipal a invité les habitants à une concertation au sujet du bureau de poste le samedi 27 septembre à la mairie. Monique Lenoble, en sa qualité de maire, a introduit le débat en présentant les conditions actuelles et les choix proposés par l’entreprise La Poste devant une quarantaine de Neddois. 

« Actuellement, le bureau est ouvert deux demi-journées par semaine. Le jour où la personne qui y travaille n’est pas là, seul un petit écrit accroché sur la porte le stipule. »  Une quarantaine de Neddois étaient là pour donner leur avis sur ce sujet car il a été l’objet de discussion au sein-même du conseil. Pour l’instant, le bâtiment historique des « Postes et Télécommunications » appartient à la municipalité et est composé du bureau en lui-même et d’un logement qui était attribué au receveur.

La Poste paie un loyer de deux milles euros par mois. Or, la loi oblige tous les lieux qui reçoivent du public à être aux normes pour les personnes à mobilité réduite avant 2017. Comme ce bâtiment se situe au bord d’un trottoir et que pour réaliser les travaux d’aménagement d’une rampe, il faudrait empiéter sur la route départementale, « cela serait très compliqué et très onéreux ».

Une autre option proposée par La Poste est de créer une agence postale qui serait gérée par une secrétaire de la mairie. Or, une des deux secrétaires est en remplacement de l’ancienne secrétaire qui est en maladie longue durée. Mais cet arrêt maladie doit se terminer bientôt et « il n’y a pas assez de travail pour justifier de ces deux postes à temps plein ». Si l’option de la création d’une agence postale était retenue, une des secrétaires partagerait son temps entre le travail du secrétariat et celui de l’agence. Par ailleurs, les frais de chauffage et d’électricité seraient communs avec ceux du bureau municipal. Les travaux qu’occasionnerait ce nouvel aménagement doivent être financés en partie par l’entreprise postale. « La mise aux normes obligatoire pour 2017 des lieux recevant du public ne demandera aucun aménagement supplémentaire car la mairie répond déjà à celles-ci » a-t-elle ajouté. Si une telle option était retenue, la Poste verserait une certaine somme pour contribuer à financer l’emploi de la secrétaire. Par ailleurs, celle-ci recevra une formation dispensée par la Poste.

La troisième alternative que propose La Poste est qu’un point postal soit établi chez un commerçant qui n’aurait que la possibilité de restituer les colis aux personnes. Il n’aurait en aucun cas accès aux comptes bancaires détenus par les personnes ni de moyen pour celles-ci de retrait de fiduciaire.

Le maire a ensuite demandé à l’assemblée d’exprimer son avis. Quelques personnes ont vivement réagi en évoquant l’importance que revêtait pour elles le service public. Monique Lenoble a répondu que « ce n’est vraiment pas de gaité de cœur que nous optons pour ce projet. Mais nous devons aussi penser au service rendu à nos concitoyens qui n’ont pas forcément de véhicule pour se rendre jusqu’à Eymoutiers. Et si la troisième option de La Poste était choisie, le problème serait le même. » Elle avait soutenu ce qui avait été retenu lors de la précédente mandature mais l’expérience a montré ses limites et maintenant que la Poste propose de nouveau cette opportunité, « il vaudrait peut-être mieux prendre un tiens que deux tu l’auras… »

Le conseiller général du secteur, Michel Ponchut, a, quant à lui, dit qu’il soutenait à nouveau la municipalité dans ses choix « car les temps ont encore évolués depuis les prises de position de l’ancien conseil. » Et il a salué la démarche de concertation choisie par ce conseil municipal.

L’employée de l’agence postale postale n’aura pas l’accès au solde restant sur le compte des personnes mais un retrait monétaire sera tout de même possible. Elle aura, bien sûr,  un accès à internet. Madame le maire aimerait le rendre disponible en dehors des heures d’ouverture de l’agence, « car certains hameaux de la commune ne sont pas très bien desservis ».

La municipalité doit avoir un rendez-vous avec les dirigeants de La Poste afin de leur indiquer ce qui a été décidé lors de cette réunion qui s’est continuée autour d’un verre.