Ne serait-il pas temps d’aller voter ?

Publié le 10 décembre 2015 | Actualité

S’il est déjà trop tard 5 listes qui n’ont pas recueilli plus de 5% des voix dimanche dernier (et qui ne peuvent ni se maintenir au second tour ni fusionner avec d’autres listes) et que le FN ne compte bien entendu fusionner avec personne, la liste PS d’Alain Rousset s’est déjà ouverte, dès lundi, à la liste de Françoise Coutant (liste écologiste et citoyenne) en lui promettant 17 sièges et 2 vice-présidences. Alain Rousset était de visite en Haute-Vienne dès mardi pour fédérer autour de lui les forces du Front de Gauche d’Olivier Dartigolles (représenté localement par Pascale Rome). De son côté, Virginie Calmels, appelait dès dimanche soir les électeurs du FN («qui n’a aucune chance de gagner l’élection») à ne pas faire élire le candidat socialiste…

Ce FN qui sort grand gagnant du premier tour au niveau national a tout de même obtenu de jolis scores sur nos territoires et arrive même en tête dans certaines communes et un EPCI (Vallée de la Gorre avec 26,91 %). Ainsi, à la Croisille-sur-Briance (29,48 %), Champsac (31,53 %), Saint-Bazile (27,12 %), Saint-Mathieu (30,45 %), Bussière-Galant (27,35 %), Champnétery (36,56 %), au Chatenet-en-Dognon (34,42 %), à Coussac-Bonneval (27,97 %), Saint-Cyr (33,77 %), Saint-Marie-de-Vaux (32,56 %), Chaillac-sur-Vienne (28,38 %), Sainbt-Brice-sur-Vienne (25,83 %) ou Saint-Martin-de-Jussac (36,43 %), on affiche clairement ses idées d’extrême droite et on soutient donc le candidat local Vincent Gérard dont Marine Le Pen avait pourtant demandé la démission du parti nationaliste après sa condamnation pour violences fin 2013.

Il n’y a guère qu’à Augne, aux abords du plateau de Millevaches, que le FN ne dépasse pas les 2,3 % avec autant de voix que les bulletins nuls : 2 !

C’est sans surprise l’abstention qui a remporté le plus grand nombre de choix dimanche dernier en Haute-Vienne comme dans la plupart des départements. Si l’on peut comprendre que certains électeurs se sentent perdus dans une nouvelle région qui n’est pas encore installée (alors que certains découvrent seulement depuis un an leurs nouveaux cantons et ne savent pas encore quelle communauté va adopter leur commune), les conseils régionaux (qui seront 183 en tout dont 14 de la Haute-Vienne) auront néanmoins des représentants de chaque région appelée à disparaître à la fin du réveillon du nouvel an.

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Gérard Vandenbroucke, actuel président du conseil régional, Tête de liste PS pour la Haute-Vienne.

Guillaume Guérin, actuel conseiller régional pour Les Républicains.

Guillaume Guérin, actuel conseiller régional pour Les Républicains.

Vincent Gérard, tête de liste FN en Haute-Vienne.

Vincent Gérard, tête de liste FN en Haute-Vienne.

Comment sera composé le conseil régional ?

Au second tour, la liste qui a obtenu le plus grand nombre de voix obtient une prime majoritaire de 25% du nombre de sièges à pourvoir. Les autres sièges sont répartis à la proportionnelle à la plus forte moyenne entre toutes les listes qui ont obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés. La liste arrivée en tête reçoit donc le plus grand nombre de sièges qu’elle ajoute à ceux obtenus par la prime majoritaire. Elle est ainsi quasiment assurée de détenir la majorité au sein du conseil régional.

Les conseillers régionaux composent le conseil régional, assemblée délibérante de la région. Le conseil régional règle les affaires de la région en assemblées plénières ou en commission permanente.

Les conseillers élisent un président du conseil régional et une commission permanente. Parmi les membres de la commission permanente, sont ensuite élus les vice-présidents du conseil régional. Le nombre de vice-président ne peut être supérieur à 30 % de l’effectif du conseil régional. Le président et les vice-présidents composent l’exécutif de la région.

Le président prépare et exécute les délibérations de l’assemblée régionale, gère le patrimoine, saisit le Conseil économique et social régional (CESR) et dirige l’administration régionale. Il préside aussi la commission permanente de l’assemblée régionale. Les principaux domaines d’intervention de la région sont le développement économique, les lycées, la formation professionnelle et l’enseignement supérieur, l’aménagement du territoire et les transports. La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République, promulguée le 7 août 2015, tend à renforcer les compétences de la région.

Le chef-lieu définitif sera fixé par un décret en Conseil d’État avant le 1er octobre 2016 après avis du conseil régional issu des élections régionales de décembre 2015. La loi prévoit que le nouveau conseil régional adopte, avant le 1er juillet 2016, une résolution unique dans laquelle il se prononce sur le nom définitif de la région, le chef-lieu définitif de la région, l’emplacement de l’hôtel de la région, les règles de détermination des lieux de réunion des différentes instances de la région et sur le programme de gestion des implantations immobilières de la région.