Les élus de la POL prennent le train… enfin ce qu’il en reste !

Publié le 7 juin 2018 | Une

Les élus sur les rails.

Ils s’étaient tous donné rendez-vous sur les rails de la gare de Limoges, mercredi 6 juin à 8h, pour manifester leur mécontentement face au sort que réserve la SNCF et l’État à la ligne Limoges-Angoulême qui s’arrête depuis quelques semaines en gare de Saillat-sur-Vienne.

Tous les élus de la Porte Océane du Limousin étaient au rendez-vous, même le maire de Saint-Victurnien, Jean Duchambon, qui avait pourtant passé une nuit très courte due aux fortes pluies qui ont dévasté les rues de sa commune quelques heures avant, était au rendez-vous pour dénoncer un état de fait qui semble signer l’arrêt de mort de cette ligne. « Je ne voudrais pas que la fermeture pour cause d’inondation ce matin de la gare de ma commune devienne du provisoire-permanent  comme à Saillat… »

Le vice-président de Limoges Métropole était lui aussi descendu sur les rails pour venir soutenir ces maires en colères, emmenés par le président de la communauté de communes POL, Joël Ratier, qui prévient : « Maintenant on sort les crocs, et on ne lâchera rien ! »

Voies non entretenues, trains roulant par moment à moins de 40km/h, annulations… il est sûr que les « moyens » sont mis, côté SNCF, pour justifier la perte d’attractivité de cette ligne auprès des usagers mais les élus en colère, autant en Haute-Vienne qu’en Charente (un rassemblement en gare d’Angoulême était aussi organisé à la même heure avant un troisième, à Chabanais où les trains ne passent plus depuis mi-mars), ne comptent pas en rester là.

« En octobre, avec tous les élus des territoires allant de Limoges à Angoulême on a rédigé le Manifeste de Saillat, pour solennellement et publiquement alerter l’Etat et la SNCF. Mais maintenant, il est temps que l’on soit entendu », rappelle le maire de Saillat Jacques Bertrand. « La Région nous a dit a plusieurs reprises qu’elle était prête à soutenir un plan d’investissement équilibré. Que fait l’Etat ? Que fait SNCF ? on ne peut plus entendre le sempiternelle « c’est la faute à l’autre ». On veut des actes. On attend des réponses. On veut que nos territoires vivent et on l’affirme haut et fort : oui, notre train est bien une ligne de vie… si on s’en donne les moyens ! »