L’économie sociale et solidaire évolue pour s’adapter à la nouvelle région

Publié le 21 octobre 2015 | Une

Le président de la Région Limousin, pour quelques semaines encore, Gérard Vandenbrouck.

Le président de la Région Limousin, pour quelques semaines encore, Gérard Vandenbrouck.

Saint-Junien accueillait récemment le séminaire inter-CRESS qui regroupait donc les trois chambres de l’économie sociale et solidaire de la future grande région.

Après plusieurs rencontres et échanges en amont, les CRESS D’Aquitaine, du Limousin et de

Poitou Charentes ont tenu à porter un débat constructif dans le cadre de la future région.

Après les interventions du préfet de région et du Président de région, les Présidents des CRESS, Arnaud Virrion pour l’Aquitaine, Pierre Yves Boutin pour le Poitou Charentes et Jean Claude Boyer pour le Limousin ont exprimé leurs attentes mais aussi leurs souhaits sur les règles et le fonctionnement de l’Économie Sociale et Solidaire dans la nouvelle grande région.

Même si le siège futur sera installé à Bordeaux, le thème central des débats a été en priorité, le maintien des structures de l’ESS au plus près des territoires de façon à pérenniser les actions spécifiques déjà engagées dans la proximité des lieux et des acteurs de l’ESS.

Dans son intervention Jean Claude Boyer est revenu sur une des principales actions menées par la CRESS du Limousin : «la Junior Coopérative lancée fin 2014 avec le soutien de l’État de la Région Limousin et la Caisse des dépôts. Le dispositif de sensibilisation des jeunes à l’ESS aura permis d’initier plus de 600 jeunes aux métiers de l’entreprise et de l’ESS sur l’ensemble du Limousin.»

D’autre part, «la CRESS du Limousin est la première Chambre de l’Économie Sociale en France à développer un partenariat avec Pôle Emploi» a-t-il souligné.

Lors de son intervention, le président de la région Limousin, Gérard VandenBrouck (à droite sur l’illustration), a noté des divergences entre les régions notamment au niveau du soutien à l’emploi associatif qui existe seulement en Limousin (600 emplois financés à 50% par la Région). Il a ainsi décrit une «inquiétude du milieu associatif face à l’ogre bordelais. Le Limousin va pérenniser ces emplois jusqu’en 2020 et ensuite convaincre les deux autres régions qu’ils sont utiles. L’économie sociale et solidaire fait partie de l’ADN du Limousin, terre de résistance et de solidarité» a-t-il ainsi argumenté, rappelant que l’ESS représente 12% des emplois dans la Région et que c’est ici que son budget est le plus important en France.

Les chiffres du CRESS

Aquitaine : 12 216 établissements pour 118 316 salariés.

Limousin :  2 946 établissements pour 28 564 salariés.

Poitou  Charentes :  6 983  établissements pour 73 618 salariés.

Le préfet de région Laurent Cayrel a détaillé l’opération de fusion des trois régions pour laquelle «nous sommes à mi-parcours» après avoir travaillé sur les conséquences de la réforme sur les services départementaux, déjà déshabillés par la régionalisation, il faut donc «réfléchir au renforcement de l’échelon départemental». Si la plupart des services de l’état devraient être à Bordeaux (à l’exception de la DREAL, à Poitiers, et de la DRAAF, à Limoges), des antennes seront conservées pour chaque entité et dans chaque région «pour tenir compte de ses spécificités. Par exemple, le pôle «vin» de la DRAAF sera à Bordeaux... on ne pouvait pas s’y opposer !» expliquait-il avec humour. Évoquant le CRESS même, Laurent Cayrel a appelé «une harmonisation puisque les trois régions n’ont pas fait les mêmes choix d’organisation». Avec 12 départements à administrer, il a aussi souligné que les nouvelles technologies influenceront cette nouvelle organisation, «la dématérialisation des procédures est l’un des grands enjeux».

Le préfet de région Laurent Cayrel a détaillé l’opération de fusion des trois régions pour laquelle «nous sommes à mi-parcours» après avoir travaillé sur les conséquences de la réforme sur les services départementaux, déjà déshabillés par la régionalisation, il faut donc «réfléchir au renforcement de l’échelon départemental». Si la plupart des services de l’état devraient être à Bordeaux (à l’exception de la DREAL, à Poitiers, et de la DRAAF, à Limoges), des antennes seront conservées pour chaque entité et dans chaque région «pour tenir compte de ses spécificités. Par exemple, le pôle «vin» de la DRAAF sera à Bordeaux… on ne pouvait pas s’y opposer !» expliquait-il avec humour. Évoquant le CRESS même, Laurent Cayrel a appelé «une harmonisation puisque les trois régions n’ont pas fait les mêmes choix d’organisation». Avec 12 départements à administrer, il a aussi souligné que les nouvelles technologies influenceront cette nouvelle organisation, «la dématérialisation des procédures est l’un des grands enjeux».