Le maintien des services publics : une priorité pour Saint-Junien

Publié le 21 décembre 2017 | Ouest-Limousin

Une convention signée pour le maintien des services de proximité en présence de responsables de la CPAM, des administrateurs du CCAS et de nombreux élus.

Le jeudi 7 décembre une convention de partenariat a été signée entre le Centre communal d’action sociale de Saint-Junien (CCAS) et la Caisse primaire d’assurance-maladie de la Haute Vienne (CPAM) par Pierre Allard Maire de Saint-Junien, président du conseil d’administration du CCAS et Catherine Pelletier directrice de la CPAM.

Les deux organismes disposent depuis septembre dernier d’un espace d’accueil commun afin de faciliter l’accès aux droits à l’assurance-maladie pour les populations fragiles ou isolées. Avec la rationalisation des coûts et le développement de l’informatique de nombreux guichets de proximité ont disparu du service public obligeant les usagers à utiliser internet pour leurs démarches.

Mais comme le soulignait Pierre Allard dans son allocution, « pour beaucoup, cela devient un véritable obstacle et ils sont encore nombreux à ne pas disposer d’outils informatiques ou simplement à ne pas savoir s’en servir. Et je ne parle pas des territoires où l’absence du haut débit interdit l’accès aux technologies de la communication. La fracture informatique est une réalité qui touche les populations les plus fragiles socialement, les plus isolées, les plus âgées. A cela s’ajoute, et nous le constatons au quotidien auprès des personnes reçues au CCAS, le fait que beaucoup n’ont pas de droits ouverts par simple méconnaissance des dispositifs ».

Le regroupement de ces deux organismes dans un même lieu permet de maintenir un accueil physique du public, de garantir l’égalité de traitement de tous les citoyens en leur apportant une réponse la plus efficiente possible. Les agents du CCAS formés par la CPAM peuvent immédiatement signaler les situations de rupture de droits. Ils sont à même de conseiller les personnes en situation de précarité sur leurs droits en matière de santé, de les accompagner dans leurs démarches. Les dossiers les plus complexes sont traités sur place, du matériel informatique est mis à la disposition des usagers qui peuvent être aidés.