Le Gué Giraud : et si on enlevait le barrage

Publié le 17 juin 2014 | Actualité / Ouest-Limousin / Une

Un barrage qui doit être effacé.

Le barrage du Gué Giraud va disparaître. C’est du moins ce que souhaite la municipalité de Saint-Junien, qui a confié au Syndicat d’aménagement du bassin de la Vienne le soin de procéder aux études préalables à la destruction de cet ouvrage. Depuis un an, un cabinet réalise des mesures pour mieux évaluer les travaux à prévoir. 

Le barrage du Gué Giraud, a été construit sur un méandre de la Glane au début des années 50, dans le but de fournir à la ville de Saint-Junien une réserve d’eau potable. Quasiment 60 ans plus tard, la contamination régulière de cette masse par les cyanobactéries, et la baisse de la quantité d’eau disponible du fait de l’ensablement progressif du plan d’eau, ont poussé la Ville a trouver une solution alternative pour l’alimentation en eau potable. En 2010, avec la construction de la conduite du Sytepol apportant l’eau de Limoges à Saint-Junien, le pompage de l’eau potable au Gué Giraud cesse.

Le plan d’eau étant désormais inutile pour la réserve d’eau potable, la municipalité a fait le choix d’envisager une suppression du barrage, ce qui permettrait un retour à la continuité écologique du plan d’eau.

C’est au syndicat d’aménagement du bassin de la Vienne qui a été chargé de ce dossier. Depuis un an, une étude est en cours. Quelle solution adopter, combien ça coûtera, comment faire ?

Des relevés ont été effectuées, afin de connaître la topographie du plan d’eau. La quantité de sédiments accumulés dans celui-ci continue d’évoluer. Deux îles se sont formées. L’une d’elle est relativement stable, l’autre ne cesse de grandir. La Glane elle-même a gardé son lit d’avant la construction du barrage. Le méandre qu’elle forme (sous la surface du plan d’eau) ne présente pas d’ensablement.

« Le même travail avait été fait lors des études de conception du barrage. Même si ce ne sont pas les mêmes référentiels, c’est intéressant. » Toute la question, c’est de savoir comment tout cela va se comporter lorsque le barrage sera détruit, et le plan d’eau effacé.

Avec l’effacement du barrage, la Glane retrouvera son cours initial, il n’y a pas de doute. Et il ne sera pas nécessaire d’évacuer les sédiments, qui ne présentent pas, aux analyses, de problèmes particulier : une bonne chose quant au coût du chantier. Le plus compliqué, ce sera la démolition du barrage, en forme de voûte, du fait de son architecture, et de la configuration du site. A la suite de la présentation des conclusions de l’étude, ce sera au conseil municipal de Saint-Junien de se prononcer sur le scénario à retenir pour les travaux.