Le Chant des Partisans pour Gabriel

Publié le 14 avril 2016 | Actualité / Monts-et-Barrages

Pour éviter que des horreurs similaires surviennent, il est important que les mémoires se perpétuent.

Pour éviter que des horreurs similaires surviennent, il est important que les mémoires se perpétuent.

À l’instar des années précédentes, la stèle de Gabriel Lachaud, au pays de Millevaches, a été honorée en ce mercredi 6 avril par un groupe de personnes composé de sa famille, de voisins, de plusieurs anciens combattants et des élus et de représentants d’associations.

Entourée de porte-drapeaux, Micheline a rappelé les circonstances de l’assassinat de Gabriel qui était un réfractaire au STO (service du travail obligatoire). Ce jeune homme de 21 ans est tombé sous les balles de la tristement célèbre division Brehmer, le 6 avril 1944. Celle-ci avait pour mission d’arrêter les juifs et les réfugiés présents dans la région. Elle avait également pour ordre d’abattre des résistants qui avaient été dénoncés. Micheline a ensuite lu le message de l’ANACR (association nationale des anciens combattants et amis de la Résistance) dans lequel est rappelé que toutes ces personnes « ont combattu pour nos libertés. » Il est d’autant plus important que les jeunes générations se souviennent de ces combats a-t-elle continué. Car « la barbarie n’a pas de frontière, s’attaquant délibérément aux populations civiles quelles que soient leurs opinions philosophique ou politique : les victimes des attentats de Paris en 2015, celle de Bruxelles ce 22 mars étaient blanches, noires, jaunes ou brunes… ». Elles ont été tuées alors « qu’elles ne menaçaient personne. Nous sommes révoltés à l’encontre de leurs assassins qui n’ont strictement aucune excuse. »

Pour elle, il est important de les combattre sans faiblesse, en utilisant tous les moyens de droit nationaux et internationaux qui en délimitent le cadre. Il est important de garder à l’esprit que, sous des prétextes fallacieux, les auteurs de ces attentats visent à diviser les populations sur des bases pseudo-ethniques ou religieuses. Et de dénoncer que ces manipulations « trouvent des alliés qui prenant appui sur l’émotion ont dans nos pays, dans notre pays, un discours xénophobe, anti-immigrés. » Ce combat qu’avaient mené les résistants d’alors était un combat d’antifascistes contre la barbarie et non d’un peuple contre un autre. Par cette fraternité de combat, il faut rester « attachés à nos valeurs humanistes. » Elle a conclu son discours par un appel à la vigilance ; « la montée des idées racistes et xénophobes ne peut que nous inquiéter. Nous devons plus que jamais rester mobilisés. » Se souvenir de ce jeune héros n’est pas qu’un simple regard en arrière mais « c’est aussi faire de ce souvenir une ressource qui anime nos actions présentes. »