La Mégisserie, scène conventionnée

Publié le 11 juillet 2014 | Actualité / Ouest-Limousin

mégisserie convention

Les représentants de la DRAC, la Communauté de communes, du Département et de la Région.

Le 3 juillet, tous les partenaires étaient réunis à la Mégisserie pour signer une convention qui lui permettra, pendant 3 ans, de bénéficier de subventions bienvenues.

C’est «le travail accompli depuis 9 ans sur le thème de l’éducation populaire» qu’a souligné la présidente du CdC à l’occasion de la signature de la convention qui lie l’État, la Région, le Département et la communauté de communes et qui «va sécuriser le travail artistique qui sera fait ici».

Depuis quelques jours, donc, la Mégisserie est devenue l’une des trois scènes conventionnées du département (avec Bellac et Limoges) mais ce qui est exceptionnel c’est qu’elle le soit au titre de «la médiation et de l’éducation populaire» comme le soulignait la représentante de la DRAC.

Le directeur de la salle, Olivier Couqueberg, profitait de l’occasion pour remercier tous ceux qui travaillent ici toute l’année, n’oubliant presque personne, des menuisiers aux imprimeurs en passant par les jardiniers, éboueurs, accordeurs… «on fait travailler beaucoup de monde, c’est une petite entreprise» notait-il en écho au mouvement des intermittents qui s’attache à démontrer que le milieu artistique n’est pas dissocié de l’économie locale et que les artistes ne sont pas les seuls à souffrir des régulières attaques du Medef à leur encontre.

Juste après cette signature, on découvrait les œuvres de Tati Mouzo, accrochées jusqu’au 27 septembre aux cimaises de la Mégisserie. Ces petits rien qui font la vie, «un peu rêveurs» contrastent par leur douceur avec la situation actuelle dans les salles de spectacle qui soutiennent, pour la plupart, le mouvement des intermittents et affichent des banderoles pour affirmer leur solidarité.

À côté des œuvres de Tati Mouzo, le public peut, jusqu’en septembre, découvrir la seconde partie du travail photographique d’Isabelle Vaillant dans son «Roman d’ici» qui donne à voir nos voisins, nos maisons, nos métiers… toute la vie de Saint-Junien à travers des clichés léchés et profonds.