Jean-Claude Leblois élu sans surprise

Publié le 21 avril 2015 | Une

Première séance dans le fauteuil de président pour l'ancien maire de la Geneytouse.

Première séance dans le fauteuil de président pour l’ancien maire de la Geneytouse.

Il n’y avait pas beaucoup de suspens, le jeudi 2 avril, après le second tour des élections départementales qui ont laissé 13 cantons sur les 21 de la Haute-Vienne au PS, lors de la toute première séance du Conseil Départemental.

En effet, la veille, les socialistes avaient annoncé, après une primaire en interne, que ce serait Jean-Claude Leblois, et non Laurent Lafaye, qui se porterait candidat à la présidence. Si Raymond Archer (doyen de l’assemblée) a bien présidé un début de séance détendu, après avoir appelé au calme dans une salle qui faisait plus penser à une rentrée des classes qu’à une session «classique», il n’est pas resté longtemps à la place du président dans laquelle s’est rapidement assis le conseiller départemental du canton de Saint-Léonard-de-Noblat.

Avec 29 voix pour lui (12 pour Raymond Archer et un bulletin blanc), Jean-Claude Leblois succède donc à Marie-Françoise Pérol-Dumont à qui il a rendu hommage dans son discours, «grande amoureuse de la Haute-Vienne, femme de gauche et départementaliste sans faille aucune, même aux pires moments de doute». Pour lui, la majorité départementale, «reconduite et confortée», il faut poursuivre «le désenclavement de la Haute-Vienne» (physique et numérique) grâce au projet de LGV (dont «nous sommes désormais quasiment tous ici des partisans») mais aussi l’accompagnement du financement de la RN147.

Annonçant qu’il s’attachera «à respecter les droits et la liberté d’expression des conseillers d’opposition», il a aussi assuré que, si le niveau des prestations sociales «dont nous sommes en charge» ne baissera pas, «pas question de ne pas exercer de contrôles sur les bénéficiaires : l’argent public est le bien de tous, je saurai en surveiller l’utilisation à tout instant et dans tout domaine».

Échaudés par la précédente mandature, les élus ADS-PCF n’ont pas accepté l’invitation du PS à rejoindre la majorité et leur porte-parole, Pierre Allard est revenu sur un redécoupage «avantageant les grandes formations politiques au détriment des plus petite (la «gauche de la gauche» ne conserve que 2 cantons, Saint-Junien et Eymoutiers de justesse). Nous sommes les victimes collatérales d’une politique condamnée au niveau national, que nous ne soutenons pas, les victimes d’une réforme territoriale que nous combattons», tout en constatant que les 4 binômes ADS-PCF ont recueilli 33,5% au premier tour, «un vrai succès et une belle satisfaction».

Sur deux cantons, leurs candidats ont choisi de se retirer (Rochechouart et Amabazac), un choix «douloureux et sans réciprocité». Il concluait que «nous n’étions pas de ceux qui tiraient sur la politique départementale que nous avons contribué à mettre en place et que nous jugeons globalement bonne. Nous allons nous situer demain dans un nouveau cadre de compétences. Il serait d’ailleurs opportun que les choses se décantent au plus vite et que les textes attendus soient adoptés. Nous pensons aussi qu’une forte inflexion à gauche de la politique nationale est indispensable».

Raymond Archer, à la tête du groupe UMP-UDI-MoDem et Indépendants, s’est contenté de souligner les retards du Département, sur la RN147 ou encore le numérique («un vrai problème économique») tout en notant que si la Haute-Vienne n’est pas particulièrement endettée, c’est dû à «la faiblesse des investissements».