Jacques-Émile Deschamps : quand j’étais chanteur…

Publié le 27 novembre 2014 | Une

st-ju - deschamps

C’est à la Paillotte que Jacques-Émiles Deschamps est venu une nouvelles fois jouer à Saint-Junien après être passé à la Mégisserie avec son groupe Nektar (maintenant rebaptisé Tharma Spirit).

Si son nom ne parle peut-être pas aux plus jeunes, cet auteur, compositeur, interprète a pourtant œuvré aux grandes heures de la chanson française dans les années 70. Après un premier album chez Vogue en 1972, il joue dans toutes les salles branchées de l’époque, ses chansons passent sur Europe 1 et le voilà à l’Olympia juste après son second album (sur lequel viennent jouer de nombreux musiciens comme Dan ar Braz) peut de temps avant le premier Printemps de Bourges. «Je n’y ai pas pensé à l’époque, se souvient-il, mais en en discutant après je me suis rendu compte que j’avais ouvert le premier festival du Printemps de Bourges, ce n’est pas rien…»

Sa carrière musicale durera jusqu’en 1988 où «après avoir fait la musique d’une sitcom je me suis aperçu que je n’avais plus rien à faire dans ce paysage musical». De ce jour, il arrête la musique (sans pour autant arrêter de composer) et se consacre à l’écriture. Il faut dire qu’il était déjà reconnu comme un poète grâce aux textes qu’il écrivait pour Marc Ogeret, lui aussi signé chez Vogue.

Et un jour… «Je n’avais vraiment jamais pensé me remettre à la musique mais… Les rencontres.» Il se retrouve à jouer quelques morceaux dans l’intimité d’une soirée. On lui dit qu’il faut s’y remettre… Pourquoi pas ? Et depuis un peu plus d’un an, voilà que Jacques-Émile Deschamps rejoue avec des musiciens et attend de faire découvrir ses nouveaux morceaux sur un album qui est déjà prêt mais qui n’attend plus que de sortir.

Au milieu des bimbos dansantes et des chanteurs qui soignent plus leurs looks que leurs textes, aura-t-il une place ? «Le souci n’est pas de plaire au public mais de lui apporter quelque chose et d’en obtenir une réaction. Je cherche surtout à toucher le cœur et l’esprit mais une grosse partie du public actuel aime la bonne musique, il attend juste qu’on lui propose…»