Eymoutiers : la classe menacée sauvée par le CADA

Publié le 18 septembre 2014 | Une

 

Daniel Perducat savait dès le mois de juin que les effectifs seraient suffisant pour conserver la classe.

Daniel Perducat savait dès le mois de juin que les effectifs seraient suffisant pour conserver la classe.

Il aura fallu attendre les premiers jours de septembre pour que la classe menacée à l’école d’Eymoutiers soit sauvée grâce aux effectifs en hausse. Les 25 élèves (16 en primaire et 9 au collège) qu’apporte la Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile, installé au Buchou depuis le mois de mai, ne sont pas étrangers à cet état de fait.

« Il a fallu que l’inspection académique attende les chiffres de septembre mais j’étais plutôt confiant après ma rencontre avec le préfet », avoue le maire Daniel Perducat. « On a toujours dit que le CADA nous amènerait entre 20 et 30 enfants et c’est le cas même si la classe n’a pas pu être ouverte dès la rentrée. Il a fallu procéder à quelques arrangements comme le fait d’accueillir une dizaine d’enfants de maternelle en primaire et de créer une classe double de grande section / CE1 puisque le CE1 n’avait que 14 élèves. On a mis à disposition un agent spécialisé 2 h le matin pour aider et le recteur nous a accordé quatre demi-journées pour 2 enseignants qui viennent s’occuper du public allophone (qui n’a pas la même langue maternelle que les enfants locaux) ». Le CADA permet même de créer des postes dans l’éducation nationale !

Le maire se retrouve donc rassuré sur l’avenir de l’école pelaude même s’il peut paraître contreproductif de devoir attendre, chaque année, le mois de septembre pour s’apercevoir que le nombre d’écolier est bien suffisant au maintien des classes menacées en juin…

Au chapitre des rythmes scolaires, « c’est en train de se mettre en place » assure Daniel Perducat. Comme beaucoup de communes, Eymoutiers n’a pas mis en place les fameux TAP (temps d’activités périscolaires) dès la rentrée. Même s’ils avaient toute l’année scolaire écoulée pour les préparer, les copies n’ont pas été remises à temps mais « on a fait le choix de prendre des intervenants compétents et diplômés » explique le maire.

Chaque semaine, 2 h 30 d’activités sont donc placées sous la responsabilité de la commune et elles permettront aux enfants, par groupes, de découvrir la musique (intervenant en milieu scolaire le mardi), le livre (les mardi et vendredi à la bibliothèque, les sports (avec les animateurs du club de kayak les mardi et vendredi), les arts plastiques (avec l’animatrice de l’espace Rebeyrolle les mardi et vendredi), les jeux traditionnels (au centre de loisirs le mardi et le vendredi) et le patrimoine avec l’animateur du Pays d’art et d’histoire. Ces TAP sont prévus en fin de journée (lundi, mardi et jeudi ainsi que le vendredi de 13 h 30 à 14 h 30) pour la maternelle et les vendredi de 15 h à 16 h 30 pour le primaire pour simplifier les planning des parents qui ne souhaitent pas faire bénéficier leurs enfants de ces découvertes.

Pour les parents, les horaires ne changeront pas beaucoup puisque l’accueil des élèves est assuré tous les jours avant la classe, y compris le mercredi matin) à partir de 7 h 30. L’accueil périscolaire continue d’être assuré le soir de 16 h 30 à 18 h 30 et une garderie sera assurée le mercredi de 11 h 30 à 12 h pour les enfants dont les parents travaillent. Les enfants qui fréquentent l’accueil de loisirs le mercredi après-midi sont pris en charge dès la fin des cours à 11 h 30, déjeunent au restaurant scolaire et sont transportés au Buchou après le repas.

Les TAP sont ouverts à tous les élèves et gratuits. « La plupart des enfants est déjà inscrite aux TAP » constate Daniel Perducat qui précise que des activités pédagogiques complémentaires sont proposées par les enseignants pour des petits groupes d’élèves (afin d’accompagner au mieux les élèves en difficulté) à raison d’une heure par semaine (le mardi de 13 h 30 à 14 h 30 au primaire et en fin de journée les lundi, mardi et jeudi pour la maternelle).