Eymoutiers : bonne année… peut-être !

Publié le 11 février 2015 | Actualité / Monts-et-Barrages

EYMOUTIERS - VOEUX 01

Comme dans de nombreuses communes, la cérémonie des vœux du maire d’Eymoutiers s’est ouverte sur l’évocation des attentats perpétrés à Paris il y a deux semaines. Après avoir formé le souhait que le renforcement des mesures sécuritaires ne se fasse pas « dans l’opposition aux libertés de chacun », Daniel Perducat a ensuite évoqué les questions locales comme le « renouvellement démocratique » de mars 2014.

Il a alors déploré le « climat délétère particulièrement difficile à vivre » installé par l’opposition présente dans le conseil municipal alors qu’il « espérait une opposition constructive, mais ce n’est pas le cas. On n’avance pas dans l’état d’esprit d’une opposition de principe. »

Il a ensuite salué le travail des employés municipaux, des enseignants et du milieu associatif qui a été mis en valeur lors du 1er forum des associations qui a été un succès. S’il a salué aussi, toutes les « forces vives » de la commune, c’est aussi pour s’inquiéter des carnets de commandes qui ne se remplissent pas chez certains et rappeler que la commune a acheté pour 18 500 euros de bons d’achat chez les commerçants locaux afin de les offrir lors des différentes célébrations de fin d’année.

Loin de toute polémique, le maire a précisé, au sujet du Centre d’Accueil de Demandeurs d’Asile que celui-ci accueille actuellement 82 personnes dont 35 enfants scolarisés sur la commune. « Leur présence ne pose aucun problème parmi la population pelaude ni scolaire et nous travaillons en bonne collaboration avec l’Adoma » (qui gère le CADA). »

L’année 2014 a aussi été celle de la concrétisation de la maison de santé et Daniel Perducat en a profité pour saluer le travail réalisé également à Peyrat-le-Château sur le même sujet.

Comme chaque année, il a révélé en avant-première le choix de l’artiste qui figurera à l’affiche de l’Espace Rebeyrolle de juin à décembre. C’est le peintre issu du mouvement de la Figuration Libre Hervé Di Rosa (ainsi que des inédits de Paul Rebeyrolle) qui aura la difficile tâche de succéder à Ernest Pignon-Ernest dont l’exposition « Hors les murs » a obtenu la meilleure fréquentation depuis la création de la salle.

Avant d’énumérer les projets 2015 de la commune(1), il a présenté un avenir incertain avec lequel il est compliqué d’établir un budget. « On ne sait pas ce qui arrivera en 2015, on confie de plus en plus d’obligations aux collectivités… seront-nous en capacité de porter tous ces projets ? » S’est-il interrogé  tout en soulignant que, bien souvent, « le Conseil Général est le seul à nous aider ».

Avouant qu’il ne comprend pas où sont les économies dans les nouvelles grandes régions qui se dessinent, ni même dans les nouveaux cantons, il a néanmoins annoncé les candidatures de Mélanie Plazanet et Marc Ditlecadet en binôme aux prochaines élections départementales avant de rendre hommage à Roger Borzeix et son travail à l’ARSSE (il en a laissé la présidence en juin dernier) et de laisser la parole à Marie-Françoise Pérol-Dumont.

L’actuelle présidente du Conseil Général s’est exprimée « pour la dernière fois en tant que telle » pour souhaiter bonne année à tous, mais « pas à ceux qui veulent faire du territoire une réserve d’Indiens. Il faut que nos territoires avancent ». Avant d’annoncer qu’elle aurait « plus de temps pour revenir sur ce territoire » lorsqu’elle ne sera « que » Sénatrice puisqu’elle abandonne la présidence du département en Mars et d’expliquer les bienfaits des grands cantons et des grandes régions, elle a tenu à préciser qu’elle était scandalisée que l’on puisse penser que le Département abandonne le plateau de Millevaches parce qu’il sort du PNR. « Si nous avons décidé de quitter le PNR c’est que la participation demandée est bien trop élevée » alors que le PNR présenterait des frais de fonctionnement en augmentation et injustifiés. Revenant sur les bouleversements que vont connaître les départements et les régions, elle a enfin salué le travail des élus municipaux, socle de la République qui symbolisent l’ordre et le droit, « qui sont à portée d’engueulade » mais sans qui rien ne pourrait se faire.

(1) L’Aire de Valorisation de l’Architecture et du Patrimoine, chaufferie bois, place de l’ancienne mairie (qui est en travaux pour un budget de 105 000 euros), réhabilitation du hameau de gîtes du Buchou (364 000 euros), réfection des trottoirs (27 500 euros), création d’un terrain multisport au Pré lanaud et d’une aire de covoiturage à la sortie d’Eymoutiers…