Du mystère à consommer sans modération…

Publié le 8 juillet 2015 | Une

Corrine Javelaud à sa table de travail.

Corrine Javelaud à sa table de travail.

Y a-t-il un meilleur livre pour les plages qu’un autre cet été ? Il est certain que le huitième roman de Corinne Javelaud, «La Dame de la Villa Saphir» tient une place idéale dans le panier, entre la crème solaire et la serviette…

Habituée au suspens et aux petites histoires qui font la grande, elle se plonge une nouvelle fois dans le passé et nous fait revivre les années folles, de Royan à Boston, de l’amour du Cognac à la prohibition. «Je voulais donner à lire la vie d’une station balnéaire à travers plusieurs personnes qui y vivent. Le personnage central, Anaïs, est assez caractéristique de cette période, de la vie très «art déco» à Royan dans les années 20. Mais, au fil des pages et du mystère qui plane sur le suicide du père, on se retrouve aussi aux États-Unis d’Amérique à une époque où le Cognac (dont la production est au centre de l’histoire) n’y est pas en odeur de sainteté… à moins d’être un puissant.

«C’est la première fois que j’évoque les USA. Comme à chaque roman, j’ai effectué beaucoup de recherches sur cette époque et ce parallèle entre la vie américaine et la vie française m’a semblé intéressant, spécialement en ce qui concerne la condition de la femme… c’est un livre sur la condition de la femme» conclue Corinne Javelaud qui reconnaît néanmoins qu’elle ne conçoit pas l’une de ces histoires sans un mystère. «J’écris pour intéresser mes lecteurs, il faut des personnages qui leur parlent, qui montrent les différentes facettes de l’âme humaine et qui soient également représentatif des régions dans lesquelles ils vivent.»

Et le mystère plane sur cette Villa Saphir où la jeune héritière des Cognac Bois doit résoudre celui de la disparition de son père mais aussi clarifier les sentiments d’un peintre américain à son égard, jalousé par un neveu aux désirs troubles… «Il faut bien sûr une intrigue pour avoir envie de tourner les pages mais je cherche aussi à chaque fois à apprendre des choses» et elle truffe ainsi son récit de petites anecdotes qui replacent cette petite histoire dans le contexte de la grande. «À chaque fois que je parle de quelque chose, je travaille pour savoir ce que j’écris… là, je suis retournée visiter des chais de Cognac pour mieux en détailler l’élaboration. Je voulais faire passer le maximum d’information sur cette période charnière». Un roman à lire au frais, en savourant un «hors d’âge»…

«1920, côte Atlantique française. En ce début des Années Folles, Anaïs Gersaud, la jeune veuve qui vient d’hériter de la Villa Saphir, chasse sa mélancolie grâce à James, un séduisant peintre américain. Lorsqu’il visite l’ancien vignoble familial à Cignac, James découvre que la jeune femme est profondément perturbée par les interrogations qui planent autour de son défunt marie. Quels sont ces douloureux secrets qui semblent entacher l’histoire du vignoble et de la famille ? C’est de l’autre côté de l’Atlantique, dans une Amérique en pleine Prohibition, que l’héritière va devoir chercher la clé du mystère. Et ce qu’elle va découvrir bouleversera forcément sa vie…»

La Dame de la Villa Saphir. Éditions Roman City ; 240 pages, 17 euros.