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Du monde sur la ligne, pour la réouverture du Limoges – Angoulême

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Du monde sur la ligne, pour la réouverture du Limoges – Angoulême

C’est le maire de Saint-Junien qui a ouvert les interventions devant la gare, mardi, à l’occasion d’un rassemblement qui a réuni environ 300 personnes venues demander des actes au gouvernement plutôt que des promesses qui n’ont, jusqu’à maintenant, pas permis de rouvrir la ligne SNCF Limoges – Angoulême, fermée à Saillat depuis plus de deux ans.

C’est le maire de Saint-Junien qui a ouvert les interventions devant la gare, mardi, à l’occasion d’un rassemblement qui a réuni environ 300 personnes venues demander des actes au gouvernement plutôt que des promesses qui n’ont, jusqu’à maintenant, pas permis de rouvrir la ligne SNCF Limoges – Angoulême, fermée à Saillat depuis plus de deux ans.

«J’ai bien entendu le discours du gouvernement disant qu’il voulait relancer le rail et nous, on dit, chiche ! Allons-y, mais après nous avoir demandé d’organiser des réunions entre élus pour se mettre d’accord. C’est fait et on nous dit maintenant qu’après ces discussions il faut refaire des études… ça n’a que trop duré ! Pour discuter il faut être plusieurs autour de la table et il faut surtout y amener l’État pour voir ce qui peut être fait».

Le ton, dans toutes les interventions (élus des territoires concernés directement par cette ligne, en Haute-Vienne mais aussi en Charente, représentants de la CGT cheminots, comité de vigilance ferroviaire…), est à l’agacement autour de ce qui ressemble de plus en plus à un enterrement camouflé pour cette ligne.

«Sans mobilité, notre territoire mourra et je crains que le gouvernement ne suive pas sur ce dossier alors ce sera à la Région de prendre le relais» se désole le président de la communauté de communes Charente-Limousine Philippe Bouty, déjà aux côtés des élus locaux venus retirer il y a plus d’un an le heurtoir improvisé par la SNCF pour bloquer la ligne au niveau de Saillat sur Vienne. Depuis, rien n’a changé, l’état des lignes se dégrade et les camions affluent sur la route reliant les deux villes préfectures. «Il faut rencontrer rapidement, avant novembre, le président (de la Région Nouvelle-Aquitaine) Rousset et tout remettre sur la table» insiste l’élu charentais alors que la représentante du comité à l’origine du rassemblement et secrétaire locale du PCF Elyane Croci demande clairement «au gouvernement et en particulier son ministre délégué aux transports d’acter les financements et les actions» pour cette section de ligne qu’elle craint déjà perdante dans une compétition entre les territoires découlant d’une dotation annoncée par l’État hors contexte. 

…La suite de notre article dans votre hebdomadaire.

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