Danses d’ici et d’ailleurs au Mont Gargan

Publié le 19 septembre 2019 | Actualité / Monts-et-Barrages / Une

Débuté par la projection du film indien Monsieur, le 54e festival du Mont-Gargan s’est poursuivi dans le bourg de La Croisille-sur-Briance puis au sommet du mont avec des danses traditionnelles locales, d’une région voisine, celle d’Aunis-et-Saintonge et d’un dynamique groupe ukrainien.

Quand les traditions se transmettent

Bien que le temps ait été menaçant, beaucoup de monde s’est retrouvé sur place pour admirer les uns et les autres : au bas mot, ils étaient des centaines !
Les deux groupes français ont repris les airs que l’on entendait autrefois dans les bals tels que les bourrées, les danses avec les cerceaux par exemple ; des musiques qu’ils ont collectées auprès des anciennes générations. Des enfants de l’école du Mont Gargan ont, eux aussi, présenté des enchaînements qui les placent en dignes successeurs de leurs aînés. Accompagnés d’un petit orchestre, ils ont enchanté les oreilles et les yeux des nombreux spectateurs présents.
Le groupe Gorytsvit, quant à lui, a surpris par sa vivacité ; ces danseurs ont alterné des rythmes enlevés avec prouesses artistiques dignes de la région slave à laquelle appartient leur pays, l’Ukraine. Accompagnés d’instruments traditionnels dont la célèbre bandoura, un instrument typiquement ukrainien qui associe le luth à la cithare. Autrefois, cet instrument accompagnait les musiciens voyageurs qui contaient les exploits des guerriers ukrainiens, les fameux cosaques.
Pendant les pauses, les stands ont rencontré un franc succès également et ceux des gâteaux préparés par les nombreux bénévoles ont été très appréciés par les nombreux spectateurs. Tandis que les trois groupes folkloriques y proposaient de rencontrer les danseurs mais aussi des créations régionales.

Le passé est toujours présent

Comme tous les ans, Anne-Marie et Marc Montaudon, respectivement présidents de l’ANACR de Châteauneuf-la-forêt et de l’association des Amis et Créateurs du musée de Peyrat-le-Château étaient également là en tant que passeurs d’histoire.
Car la Résistance a été très active localement à travers le maquis du Colonel Guigouin et auquel le musée peyratois est consacré. Plusieurs des panneaux dudit musée présentés révèlent d’ailleurs l’importance de ce maquis et du conséquent travail de collectage qu’ont réalisé les créateurs de ce musée qui a eu 20 ans cette année.

À La Croisille sur Briance…

Échange de cadeaux à La Croisille sur Briance.

Le festival s’est conclu le dimanche 18 août à La-Croisille-sur-Briance qui avait accueilli, le jeudi précédent, les défilés des groupes folkloriques. Le premier avant la messe puis après l’aubade des groupes folkloriques pour rejoindre la salle polyvalente où le maire Jean-Gérard Didierre a accueilli au nom du conseil municipal les trois groupes folkloriques dont les Ukrainiens avec Philippe Pradeau le Président de l’Escola dau Mont Gargan et Fred Cluzeau l’organisateur du festival, avant de pratiquer le très traditionnel échange de cadeaux, non sans avoir dit «un grand merci à toute l’équipe du Mont Gargan et aux bénévoles du festival pour l’animation de La Croisille durant tous ces jours ».