Châlus – La passion de Louis : les postes de TSF

Publié le 28 septembre 2017 | Une

Louis Belair, un homme qui a plaisir à faire partager sa passion.

Dans le cadre des expositions organisées par l’association Histoire et Archéologie du Pays de Châlus qui se sont déroulées durant la période estivale jusqu’à mi-septembre, Louis Belair a exposé une petite partie de sa collection de postes de TSF, téléphonie sans fil.

C’est ainsi qu’on les nommait dans les années 1920. Ce n’est qu’en 1930 qu’ils ont été nommés des postes de radiodiffusion et sont devenus par la suite des postes de radio.

L’intérêt de Louis Belair pour les postes anciens a démarré à la fin des années 40. Louis a une formation de radioélectricien et en a fait son métier. Il était salarié chez un artisan local.

À la retraite, il a eu la nostalgie des postes anciens de sa jeunesse. Il n’a pas fait de collection au départ. Mais de par son travail, il avait eu la possibilité d’acquérir un certain nombre de ces postes qui étaient à l’exposition. Car, au sortir de la guerre, les gens se débarrassaient de leurs vieux postes pour en acheter de plus modernes.

Le plus vieux qu’il possède date de 1929. Il a aussi des postes à galène qui datent des tous débuts de la TSF. La trentaine de postes exposés retrace la période allant de 1929 à 1946. De nombreux modèles ont été restaurés.

« Je possède une collection privée de 150 modèles. Cela pourra faire l’objet d’une future exposition en ciblant des modèles plus récents (1950-1970).Pendant la guerre, les postes étaient plus petits car les matériaux manquaient. Le grand développement dans les foyers s’est fait après la guerre jusqu’à l’arrivée e la télévision. De plus, au début, les postes étaient chers. Seules les personnes fortunées pouvaient en acheter. J’ai aussi exposé des appareils de mesures pour les dépannages et les réglages des postes récepteurs de TSF et le test des lampes qui équipaient les appareils. Mais maintenant ces postes ne peuvent plus fonctionner car il n’y a plus d’émetteurs. Je regrette beaucoup qu’on les arrête petit à petit au nom de la rentabilité. Tout cela est remplacé par la FM, l’analogique et bientôt le numérique. Dans notre région l’émetteur de Limoges-Nieul qui couvrait la France entière a été arrêté en 2014. Certains postes avaient des noms comme « le cercueil, le jambon ».