Bussière-Galant : pour désherber autrement…

Publié le 1 octobre 2014 | Actualité / Ouest-Limousin

Les élus ont pu découvrir le nouveau matériel communal. Son fonctionnement a été expliqué par un agent technique municipal.

Les élus ont pu découvrir le nouveau matériel communal. Son fonctionnement a été expliqué par un agent technique municipal.

Afin d’anticiper l’obligation de la fin de l’usage de pesticides dans les lieux publics par les collectivités d’ici 2020, suite à la directive européenne sur l’eau et le nouveau schéma directeur de gestion des eaux, la municipalité a investi dans du matériel de désherbage chimique et mécanique pour l’entretien de ses nombreux espaces. Elle l’a présenté à tous les conseillers, lundi 22 septembre à l’atelier municipal. En 2012, la commune a signé la charte « Zéro pesticide » comme une trentaine d’autres dans le département.

L’objectif est d’engager communes et communautés de communes à réduire progressivement l’usage de produits phytosanitaires dans les espaces publics, de sensibiliser les jardiniers amateurs à d’autres pratiques par des animations, de réaliser et communiquer annuellement le bilan du plan de réduction et de former des agents techniques.

Le diagnostic, réalisé par la FREDON (fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles), a montré que, sans matériel alternatif, la commune a une pratique déjà raisonnée, balayage manuel, paillage des massifs, utilisation de vivaces et de couvre sols. Mais la surface à entretenir est importante et les espaces sont diversifiés : deux terrains de sport, trois agglomérations (Bussière bourg, Bussière gare, Saint Nicolas Courbefy) avec des places et un linéaire de trottoirs d’une douzaine de kilomètres environ nécessitant 250 heures de travail soit un équivalent temps plein, trois cimetières, trois stations d’épuration, un espace de loisirs de 25 ha avec plan d’eau baignade, une voie ferrée de 7 km pour le vélorail, 50 km de chemins inscrits au PDIPR, bâtiments communaux. Quatre niveaux d’entretien ont été proposés : très intensif, normal-intensif, extensif simple, très extensif. Depuis, des actions ont été engagées : soirées thématiques d’information, diminution progressive des dépenses de produits pour arriver à aucun achat, sécurisation du contrôle du matériel de pulvérisation, mise en place d’un registre de traitements, formation des agents aux techniques alternatives et suivi de la formation Ecophyto, opération de broyage et récupération du munch mis autour des arbres, mise en place d’une gestion différenciées des tontes à l’Espace Hermeline et implantation de prairies fleuries, programme d’investissements 2014-2017.

Le choix s’est orienté vers des investissements de matériels au vu de la grandeur et de la diversité des surfaces (perméables, imperméables, espaces verts). Pour l’activité vélorail et l’entretien spécifique lié à la voie ferrée, pas de solution idéale, des pistes choisies et évoquées : un passage de désherbant ; entretien manuel à la débroussailleuse. Un recours à une entreprise d’insertion pour ce chantier est à l’étude ; mise en œuvre d’une pâture naturelle par un agriculteur. Le montant prévisionnel du programme sur trois ans avoisinera les 78 700 euros HT. D’ores et déjà, un désherbeur thermique Charoflam avec l’inconvénient d’une grosse consommation de gaz, un tracteur Iseki avec un désherbeur mécanique ont été acquis. D’autres outils, comme un aspirateur, un rotavator, un broyeur d’accotement, pourront s’adapter sur le tracteur. Il est envisagé l’achat d’une débroussailleuse à batterie lithium, de brosses de désherbage, de balayeuse avec bac, de matériels adaptés. Des aides diminueront la charge de la commune : Agence de l’eau Adour-Garonne (50% du coût HT), Conseil Général (20% d’une dépense plafonnée à hauteur de 8 000 euros HT).