Au chevet des territoires à Rochechouart

Publié le 28 septembre 2017 | Actualité / Ouest-Limousin

De gauche à droite: Bénédicte Martin, sous préfet, Jean Marie Rougier, maire de Rochechouart et Raphaël Le Méhauté, préfet de la Haute Vienne.

Les élus locaux, maires, président de communauté de communes, président de conseil départemental, ont bien des problèmes. Depuis quelques années les gouvernements changent mais les problèmes locaux demeurent quand ils ne s’aggravent pas.

Les baisses de dotations budgétaires de l’État, les réformes territoriales et leurs conséquences en matière de compétences, les normes de plus en plus complexes, les suppressions de certains emplois aidés, les projets de suppression partielle de la taxe d’habitation, les changements dans l’organisation des rythmes scolaires, la diminution du nombre d’élus, sont quelques-uns des sujets qui compliquent la vie des élus locaux.

C’est dans ce contexte que s’est tenue en juillet dernier la première conférence nationale des territoires au cours de laquelle le Président de la République a indiqué les orientations et relations qu’il souhaite établir avec les collectivités territoriales de la République.

À Rochechouart, chef-lieu d’arrondissement, une importante réunion vient de se tenir. Répondant à l’invitation du préfet de la Haute Vienne, Raphaël Le Méhauté, les élus régionaux, départementaux, intercommunaux et maires avaient répondu présent pour cette « Conférence des territoires ». Le représentant de l’État a présenté les objectifs de cette réunion: aider à repenser l’action entre l’État et les collectivités locales, redonner tout son sens à la décentralisation, assurer de la visibilité par la stabilité aux organisations territoriales et proposer un contrat de mandature de 10 milliards d’euros en soutien à l’investissement.

La présentation de l’ensemble de toutes ces bonnes intentions en introduction de ce débat n’a pas empêché de nombreux élus d’exprimer avec force leurs inquiétudes, leur mécontentement. Le Préfet a répondu à chacun des intervenants avec une note d’optimisme.

Les 4 grandes questions à l’ordre du jour de cette réunion ont pu être abordées avec sérénité.

Les fractures territoriales et les réponses prioritaires attendues en matière de santé, de culture, de services publics, d’enclavement routier…

Les normes avec leur allégement qui doit servir de vecteur économique.

Le soutien aux communes et intercommunalités en matière d’ingénierie pour les projets d’investissements.

Le soutien aux initiatives et bonnes pratiques locales de mise en oeuvre de la politique locale et de la gestion publique.

Voilà 4 questions majeures autour desquelles le dialogue constructif permettra sans doute d’avancer, c’est l’avenir des territoires qui est en jeu.