
Stéphane Adamczewski est originaire du Tarn mais avait choisi le Limousin pour s'installer depuis quelques temps déjà.
Arrivé depuis mi-décembre comme régisseur au cinéma miaulétou, Stéphane Adamczewski pense qu'il est possible d'aller jusqu'à doubler le nombre d'entrées à l'année.
Il mise sur un choix de films plus "grand public" et l'ouverture à ceux qui, peut-être par dépit, ne vont plus dans les salles obscures.
Depuis plus de 15 ans, il a écumé les salles du grand sud-ouest, de Bordeaux à Toulouse en passant (logiquement) par Cahors, et les enseignes (Gaumont, CGR, Utopia) dans lesquelles il a été projectionniste, chef-opérateur puis assistant de direction. Depuis peu, Stéphane Adamczewski est le régisseur du Rex de Saint-Léonard et voit d'un bon oeil l'avenir de cette salle qui est toujours au centre des questionnements sur l'avenir de l'activité culturelle de la ville. "Je pense qu'il y a moyen d'augmenter de 50, voire de 100 %, la fréquentation du cinéma en proposant des films plus adaptés au public. Par exemple, je suis en train de discuter avec le club des Retrouvailles parce qu'on oublie trop facilement les retraités dans les programmations et c'est pourtant une population importante du territoire qui apprécie de se retrouver pour des activités quand on leur en offre l'opportunité."
Tout un public à reconquérir, donc, mais, s'il est là depuis peu, les idées ne manquent pas au nouveau régisseur pour développer l'activité du Rex. "J'ai demandé au conseil municipal d'étudier une nouvelle politique tarifaire pour mieux cibler les différents publics, cela permettrait de faire venir plus de monde plutôt que d'essayer de rentabiliser les places en se basant sur un nombre d'entrées en baisse (à peu près 5 000 par an actuellement)." Depuis son arrivé, il diffuse plus massivement les programmes sur tout le territoire de la communauté de commune, essaie de redonner son "cachet" au lieu et, si la programmation ne peut pas, pour l'instant, aller au-delà des trois films habituels par semaine, elle est déjà remaniée. "Nos programmations sont arrêtées sur trois semaines, elles sont donc plus envisagées sur 9 films. On garde un tiers en art et essai mais on va augmenter le nombre de films grand public au détriment de ceux pour jeune public. Un événementiel par programme est toujours d'actualité (voir encadré) pour proposer un moment plus vivant aux spectateurs autour d'une rencontre, d'un débat."
À 37 ans, Stéphane Adamczewski est confiant et attend, comme beaucoup, le fameux "passage au numérique" qui permettra de proposer les films populaires avec moins de retard sur les grandes salles. "On sera plus à même de rivaliser avec Limoges parce qu'actuellement, on n'a aucune garantie sur les grosses sorties, on passe souvent en dernier et les spectateurs n'ont pas envie d'attendre plusieurs semaines avant de voir le film du moment." Il envisage même, si l'activité reprend selon ses espérances, la possibilité d'ouvrir une seconde salle pour pouvoir proposer encore plus de films... Une motivation qui devrait rassurer les spectateurs assidus sur l'avenir de leur établissement, malgré certains coups durs comme la disparition de l'opération "collège au cinéma" dans le département qui remplissaient les salles de jeunes spectateurs.
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