Article du 24/05/2011 à 21:16
La vie des figurants de "La Guerre des boutons"
Marie-Claude Tourissaud
Florian Marchives et Marie-Claude Tourissaud ont tous les deux été retenus pour faire de la figuration sur le tournage du film "La guerre des boutons". Ils racontent leur expérience.

Comment avez-vous réagi lorsque la production vous a appelé pour faire parti de l'aventure ?
F : Ils m'ont laissé un message. Dès que je l'ai eu, j'ai tout de suite rappelé pour en savoir plus. J'étais heureux qu'on fasse appel à moi. Je ne m'y attendais pas du tout.
M-C : C'est mon mari qui a répondu, on a été véritablement surpris sachant qu'on a été pris tous les deux. D'autant plus que nous avons été appelés vers le 1er avril. Je me suis donc dit : ce n'est pas possible, c'est un poisson d'avril.
    Quelle ont étés vos rôles de figurants ?
F : J'ai fait au total trois scènes, une où je devais me promener à vélo dans le marché, une autre où je marchais à la rencontre d'un autre figurant, et une troisième pour la prise de son, où je parlais avec le marchand de poulet.
M-C : On m'a contacté pour jouer un rôle endimanché, dans la peau de la mère d'un enfant. J'ai fait trois scènes dans lesquelles nous devions nous rassembler pour accueillir un fils du village qui rentrait de l'armée pour une permission, puis pour son départ au bus et enfin une prise de son avec improvisation.
    Quelle a été votre préparation pour ce rôle ?
F. : Onze jours avant, on s'est rendu au Capitole pour la coupe de cheveux, puis pour l'essayage des costumes.
M-C : Je portais un tailleur cintré et une jupe longue au trois-quarts avec des talons.
F : J'avais tout simplement un pantalon d'époque très haut, au-dessus du nombril, avec une grande chemise qui descendait presque jusqu'aux genoux, un gilet sans manches et une veste de bleu de travail, vu que j'étais censé aller au travail après. Et enfin je portais une sorte de chaussures de sécurité
    Sur quels lieux avez-vous tourné ?
F : J'ai été appelé pour jouer à Lesterps.
M-C : On m'a appelé pour Vérinas.
    Est ce que vous avez rencontré les acteurs célèbres qui jouent dans le film ?
F : Non, les seules personnes que je connaissais étaient quelques autres figurants de Rochechouart.
M-C : Oui j'ai rencontré Mathilde Seigner, avec qui j'ai discuté. C'est une personne très gentille. Elle nous a, à tous, très bien parlé. Après on a aussi discuté avec le réalisateur Yann Samuel, qui est une personne très intéressante.
    Comment était l'ambiance ?
F : Super !
M-C : Très agréable, on était un petit groupe de neuf figurants, donc on était assez proches. Le groupe était bien dynamique, on a beaucoup ri. C'était très familial, tout le monde était très sympathique. On ne manquait d'absolument rien, on pouvait aller se servir de nourriture et boisson quand on voulait.
    N'avez-vous pas été fatigué par le nombre de prises ?
F : Certaines étaient assez longues, comme la première qu'ils ont prise huit fois. Il fallait qu'ils fassent des tests avec les caméras, pour voir quel éclairage convenait le mieux, angle, etc., pour ensuite tourner la véritable scène.
M-C : Il a fallu recommencer surtout la scène du bus, à cause des bruits extérieurs, comme quand un avion qui est passé au-dessus de nous, après il y a eu un problème de klaxon, puis de soleil, le bus était garé trop loin. Mais sinon, à part celles-ci, ça a été, ce n'était pas trop long. La journée de tournage a commencé à midi pour se terminer à 18h.
    Quels ont été les points les plus difficiles pour vous ?
F : Ce n'était pas si compliqué que ça, il a juste fallu improviser pour les prises de sons, alors que je préfère quand même quand on a une ligne directrice.
M-C : Pour moi le plus compliqué était la manière de se tenir, de se positionner : il ne fallait pas d'attitude trop moderne, prendre les manières des femmes de l'époque.
    Comment avez-vous ressenti vos premiers pas en tant qu'acteur ? N'étiez-vous pas trop stressé devant les caméras ? Est-ce que cela vous a donné envie de faire d'autres castings ?
F : Non pas trop stressé. Ça fait beaucoup rêver en tout cas. Se lancer dans l'improvisation était assez sympathique, on s'y croit vite. Mais bon, de là à se prendre pour des acteurs... On en est très très loin. Cela m'a donné effectivement l'envie de faire d'autres castings. C'est quelque chose à faire, une très bonne expérience.
M-C : Les caméras ne m'ont pas vraiment stressée, vu que ça faisait très familial, on était entre nous. Cela m'a donné envie de me présenter à d'autres castings pour d'autres films, mais principalement pour les vieux films de ce genre, qui me passionnent beaucoup plus que ceux de nos jours.




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Florian Marchives
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