La communauté de communes recèle de trésors qu'ils soient gourmands, architecturaux, patrimoniaux. Si on connaît le château de Coussac-Bonneval, on ne soupçonne pas forcément les autres secrets de la commune, à découvrir...
Ainsi, la lanterne des morts mérite le détour.
Pour rappel, une lanterne des morts est un édifice maçonné, de forme variable, souvent élancé, en forme de tour, généralement creux et surmonté d'un pavillon ajouré (au moins trois ouvertures), dans lequel au crépuscule, on hissait, souvent avec un système de poulies, une lampe allumée, supposée servir de guide aux défunts.
Les hypothèses les plus diverses ont été émises quant à leur fonction : phares destinés à guider les voyageurs égarés ; enseignes indiquant un cimetière, donc un lieu dangereux à éviter ; fanal permettant aux morts quittant leurs tombes pour hanter les vivants de retrouver leur cimetière à l'aube...
Il est vraisemblable que les lanternes aient été des fanaux funéraires. Dès l'Antiquité, il était de tradition d'entretenir une flamme auprès des tombes. Cette coutume fut reprise par les premiers chrétiens pour qui la mort n'est qu'un passage de la lumière terrestre vers la lumière céleste. Les tombeaux s'ornèrent de bougies. Elles furent ensuite remplacées par une bougie de pierre, plus solide, résistante aux intempéries : la lanterne des morts.
Celle de Coussac-Bonneval a été restaurée au 16e siècle et avait pour fonction de prolonger la veillée funèbre et de protéger l'âme des morts de mauvais esprits par sa lumière toujours ravivée.
Selon la tradition orale, elle servait de repère au voyageur égaré et de mise en garde en cas d'épidémie de peste dans le village.
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