Article du 16/06/2010 à 10:38
Coopérative Limdor : après la pomme, la châtaigne
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A Saint-Yrieix, en 2009, elle a assuré le calibrage, le conditionnement et la mise en marché de ce fruit emblématique du Limousin.

Rencontre avec le directeur de la coopérative Jean-Luc Soury.

Le marron et la châtaigne, c'est une nouvelle activité pour Limdor ?
Non, pas vraiment, il faut se rappeler que Limdor a été créée au milieu des années 80 par des producteurs de marrons. Même si, depuis, l'activité pomme a largement pris le dessus, la coopérative a toujours commercialisé des marrons et des châtaignes.
Mais alors, quelle est la nouveauté 2009 ?
En fait, depuis 2007, les collectivités locales et la profession agricole travaillent de concert pour professionnaliser la filière marrons. Plusieurs actions ont été mises en oeuvre, le Conseil régional a notamment financé l'embauche par la coopérative d'un technicien spécialisé. La communauté de commune du Pays de Saint Yrieix a quant à elle décidé de la construction d'un atelier de calibrage et de traitement qui a été mis à disposition de Limdor dans le cadre d'une location-vente. La nouveauté réside dans cet outil qui nous permet de maîtriser totalement la collecte, le calibrage et la mise en marché des fruits.
Comment s'est déroulée la campagne 2009 ?
Pour Limdor et ses adhérents, à mon sens, très bien. L'atelier permettra de traiter à terme 300 tonnes de marrons, mais pour 2009 nous avions prévu 120 tonnes. Avec la récolte exceptionnelle de l'automne et un nombre d'adhérents supérieur aux prévisions, nous avons traité 164 tonnes, c'est très satisfaisant. Pratiquement, la chaîne qui permet le nettoyage, le calibrage et le conditionnement des fruits a rempli pleinement sa tâche et a permis un traitement de qualité de la récolte dans les deux mois et demi que dure la saison.
Quels sont vos débouchés et quel est le niveau de rémunération des producteurs?
En fait dans les deux cas tout dépend de la qualité des fruits. Les hybrides de bons calibres, propres et fraichement récoltés, vont essentiellement vers les GMS en frais. Ce sont les catégories les plus rémunératrices pour les producteurs : en début de saison, des lots de qualité ont été réglés 3 €/kg. Pour les variétés locales ou les marrons de moindre calibre, la destination est l'industrie,. Là, les prix au producteurs s'établissent autour de 0,6 €/kg. En 2009 la moyenne s'est établie aux alentours d'1,60 € /kg. 



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