
Une soirée avec initiation aux danses traditionnelles, récemment, à Trarieux.
La culture en Contrechamps
L'association Contrechamps existe depuis une dizaine d'années et compte une quarantaine d'adhérents. En tout, une soixantaine de bénévoles gravitent autour du projet associatif avec un noyau dur d'une vingtaine d'entre eux.
A la base, des personnes du Groupement agricole d'exploitation en commun des Champs Libres, à Saint-Julien-le-Petit, ainsi que des habitants du territoire, ont émis l'idée de faire vivre un lieu perdu dans la nature et hors du temps : la Grange à Foin. Voilà une soixantaine d'années, il s'agissait de deux fermes en activité avec trois bâtiments dont un manoir du 17e siècle. Concernant le manoir, le bruit court que certaines des pierres ayant servi à le bâtir, proviendraient de l'ancien château féodal qui se dressait autrefois sur la motte de Saint-Julien-le-Petit.
Laurence Breton, coordinatrice de l'association, décrit les objectifs de Contrechamps : « Nous nous définissons comme une association de développement local. C'est participer à faire vivre le territoire avec une mise en place d'une programmation culturelle, d'un chantier de bénévoles et l'accueil d'artistes en résidence. »
Contrechamps fait partie de « De fil en réseau », un collectif d'associations et d'entreprises, et accueille dans ce cadre les nouveaux arrivants sur le territoire. L'objectif majeur est de faire vivre celui-ci en impulsant une dynamique associative.
Mais développer localement suppose des moyens. L'association fonctionne avec 80 % de financement public. « Nous avons une capacité d'autofinancement à développer, surtout étant donné le contexte », explique Laurence Breton.
Tous les animations que propose l'association sont basées sur le principe de la libre participation : chacun donne ce qu'il veut, ou qu'il peut.
Contrechamps reçoit une subvention de la Région, d'une part pour un emploi associatif, d'autre part pour la programmation culturelle en lien avec le PNR, dans le cadre du Fonds d'action culturelle territorialisé. Le Conseil général a subventionné la programmation culturelle les années précédentes, mais pour cette année, les subventions n'ont pas encore été attribuées. Contrechamps essaie d'obtenir un financement européen avec « Leader Plus » pour sa programmation, ainsi que pour l'étude sur la restauration du manoir, qui reste incertaine à ce jour. Et évidemment, la commune de Saint-Julien-le-Petit verse une subvention de fonctionnement.
Les projets
« Les projets, c'est ce que l'on a envie de vivre avec notre association et ses membres » dit Laurence. « C'est important de pérenniser la programmation culturelle, de développer davantage l'accueil des artistes en résidence et le manoir ».
Concernant ce corps de bâtiment magnifique, mais en bien triste état, un travail est en cours pour mener une étude préalable, chiffrer et déterminer les priorités de restauration. Les chantiers de bénévoles ont permis de rendre opérationnelle la grande salle des spectacles, mais les travaux d'amélioration continuent.
Parmi les projets, le dixième anniversaire de l'association sera une date importante. Il se déroulera le 9 et le 10 octobre prochain.
Cet anniversaire sera l'occasion pour Contrechamps de travailler avec ses différents partenaires. Dans le domaine culturel et associatif : Emile a une vache, la salle des fêtes de Faux ; et aussi d'autres acteurs culturels de la région. Dans le cadre du chantier de bénévoles, l'association travaille avec le GAEC Champs Libres et Ambiance Bois.
Faire découvrir le territoire
« Nous proposons un espace de rencontre et d'échanges, dans une ambiance chaleureuse et sympathique » ajoute Laurence Breton. L'objectif premier est de faire découvrir le territoire local et ses trésors cachés, qu'ils proviennent de la nature, ou bien des rencontres entre personnes de différents horizons et des bénévoles. « Ce qui me porte et me nourrit, c'est toute la richesse des rencontres humaines que nous vivons ici avec Contrechamps. »
C.F
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