500 citoyens marchent pour alerter sur l’urgence climatique à Saint-Junien

Publié le 31 octobre 2019 | Une

Les organisateurs du rassemblement du samedi 21 septembre à Saint-Junien pouvaient être satisfaits : plus de 500 citoyens se sont réunis pour cette première Marche pour le Climat dans la cité gantière.


Le vice-président de l’association Saint-Junien Environnement, qui organisait au plan local ce mouvement lancé au plan national par le collectif pour le climat, se réjouissait du nombre de marcheurs et définissait les objectifs de cette marche.
«Il s’agit tout d’abord d’alerter. D’alerter de façon sérieuse. De faire prendre conscience des dangers qui nous menacent. Écoutons les scientifiques et les chercheurs, notamment ceux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Que nous disent-ils ? Qu’il faut agir maintenant, de façon forte, pour éviter des dérèglements majeurs dans les années à venir. Oui, des bouleversements climatiques nous attendent à court terme si nous ne faisons rien, si nous ne changeons rien. Ce n’est pas du catastrophisme ; c’est du réalisme.
Notre marche est aussi un signal donné aux décideurs de tous ordres. Nous sommes là, déterminés à ce que le climat soit une priorité. Mais nous ne sommes pas dupes des stratégies diverses, des teintes de vert qui colorent les promesses des responsables politiques ou des firmes multinationales pour mieux éviter d’agir. Stop. Aujourd’hui, ensemble, nous disons : réagissons et agissons, ici et ailleurs, et maintenant.»
Yoann Balestrat, élu municipal et récemment candidat aux élections européennes sur la liste Urgence Écologie, à rendu hommage à «la jeunesse qui se mobilise partout dans le monde. Souvent taxés d’inconscients, les jeunes nous disent d’écouter les scientifiques et d’agir. Ils se battent pour leur avenir. Ils nous donnent une leçon. Bravo à eux !»
Après avoir défilé dans les rues de Saint-Junien, la marche s’est achevée autour des halles où des personnes ont pris la parole pour lire des articles et textes sur le rapport du GIEC et la surexploitation des terres.